Qu'il suffit d'aimer au premier regard.

Cette semaine elle est revenue cette sensation, cette certitude. 
J'ai ri fort, je suis re-née, j'ai été épuisée et débordante d'énergie. 
J'ai ri. 
Tellement. 
J'ai eu 12 ans le coeur battant, les jambes tremblantes, le ventre en papillon. 
J'ai chanté à pleins poumons. 
J'ai couru, sauté, dansé.
Et dans cette déferlante de vie qui m'est revenue dessus sans la moindre alerte au tsunami, je l'ai retrouvée cette certitude que tu me vois vivre encore plus fort qu'avant et que tu mets de l'amour sous chacun de mes pas. 
Que tu allumes ce feu-là.
Il y en a qui croient que je fais semblant de rire et d'avoir la joie au coeur pour ne pas basculer dans l'horreur.
Qui croient que je ris fort pour ne pas m'entendre pleurer.
C'est sûrement ceux qui ne connaissent ni ta puissance ni la mienne.
Qui ne savent pas que je laisse juste ce chagrin déchirant sortir quand c'est l'heure et que ça fait de la place dedans pour tout le reste quand il est l'heure de vivre. 
Ceux qui n'ont pas choisi la vie à chaque virage, surtout ceux en épingle à cheveu.
Et qui n'ont peut-être pas pu chialer quand il y avait drôlement de quoi.
D'où tu es et d'où je suis, je suis sûre qu'on peut leur montrer, qu'il suffit de pleurer sa mère sur le parquet quand ça déchire, et de rire à gorge déployée quand c'est chaud dedans. (Ça marche aussi sur le carrelage ou le lino, c'est juste plus froid et plus moche, mais au moins ça grince pas)
Qu'il suffit d'aimer au premier regard.
De laisser partir ceux dont ce n'est plus le temps.
D'accueillir tout ce qu'on reçoit et de ne rien regretter du reste.
De recevoir l'amour juste au travers des yeux qui se posent sur nous, sans rien demander, sans rien attendre, et d'en renvoyer au centuple.

C'est pas comme si c'était compliqué. 
Et, soyons objectifs, à défaut d'être humbles :
Ça donne tellement meilleure mine.

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