Si j'écris beaucoup moins sur ce blog depuis quelques temps, ce n'est pas seulement parce que j'ai une vie de dingue qui ne me laisse que peu de répit.

C'est aussi parce que je n'ai plus envie de parler de moi.

Cette phase incroyable - et géniale, et totalement assumée - où je jetais mes états d'utérus d'âme à la face du monde est bel et bien révolue, et me retomberait sans doute dessus illico s'il me prenait la folle envie de dégoupiller mon stérilet - ce qui n'est toujours vraiment pas du tout à l'ordre du jour, merci bien.

Cet état d'ouverture extrême - sans jeu de mot d'une poésie toute relative - fait à mon avis partie du package "Grossesse - Je donne la vie - C'est affreux - Que je suis heureuse - Aidez-moi je vais mourir", et je suis femme à plonger allègrement et à fond dans les expériences que cette vie de malade m'offre sur un plateau.

Si je n'ai plus très envie de dérouler mon intimité sur le web, j'ai pour autant toujours envie de la ramener - pardon, c'est génétique - mais sur d'autres sujets, ou de façon plus générale, mais toujours avec un poil d'humour hein, faut pas déconner.

Quand j'étais anonyme, il n'y a pas si longtemps, c'est notamment, surtout, à cause du métier que j'exerçais.

Pour la faire courte, j'ai été infirmière puéricultrice pendant un nombre d'années que je viens d'effacer tellement ça me faisait l'effet d'être vieille, d'abord à l'hôpital en maternité, néonatalogie et cancérologie pédiatrique - souvenirs incroyables dans le meilleur et le pire, surtout dans ce dernier service - puis, bien "burn-outée" que j'étais après des années à absorber autant de souffrances - et donc, à ne pas vouloir d'enfant, tout se tient, merde en fait j'aime trop parler de moi - j'ai quitté l'hôpital du jour au lendemain et je suis devenue directrice d'une crèche associative, et donc aussi directrice d'association.

Je devais rester 3 mois en intérim à mi-temps, on m'a séquestrée 5 ans en CDI à plein temps.

Faut croire que j'ai aimé ça !

De ces expériences là, j'ai envie de parler depuis longtemps.

Des soignants, de l'hôpital, des enfants malades et de leurs familles, d'une part.

Pas dans le drame et l'horreur, plutôt dans ce qu'il y a de bon, de moins bon, et dans tout ce qu'on pourrait améliorer.

Mais aussi du manque de places en crèche, de l'accueil des familles, des listes d'attente, des critères de choix, de la reprise après la congé maternité.

Et par extension, du travail des femmes, de leur place dans la société, des solutions plus ou moins farfelues que j'ai envie de proposer.

Voilà un pan de ce que j'ai envie de traiter ici, parce que même si la page de ce métier est tournée pour moi et que j'en suis très heureuse, tout ce que j'y ai vécu fait partie de moi, de ma construction, de ma façon de voir la vie.

De ma façon, aussi, de continuer à faire vivre des êtres qui ne sont plus, ou que je ne vois seulement plus, et à qui j'espère avoir donné le meilleur de moi tant que c'était mon rôle.

Alors voilà.

Imaginons que vous ayez une pote infirmière, ou une pote directrice de crèche:

De quoi aimeriez-vous qu'elle vous parle qui vous intrigue dans son quotidien ?

Qui vous révolte ?

Que vous ne comprenez pas ?

Qui vous fascine ?

Allez, on se dit tout, et on lance cette nouvelle rubrique sur les coulisses d'un métier - ou plutôt de deux, infirmière puéricultrice à l'hôpital et directrice de crèche, si les diplômes exigés sont les mêmes les fonctions n'ont pas grand-chose à voir - qu'on dit souvent admirer, mais dont on ignore tout...

Vous pouvez me laisser les thèmes que vous aimeriez que j'aborde dans un billet en comm ou par mail à maispourquoijedeviensmerebordel@yahoo.fr

GO !!!

 

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