Partager l'article ! C'est peut-être Emma ? (Concours Amazon Inside): Voilà longtemps que j'ai envie de proposer un jeu d'écriture. Tant qu'à faire ...
Voilà longtemps que j'ai envie de proposer un jeu
d'écriture.
Tant qu'à faire avec un joli lot à la clé, puisqu'à l'occasion d'un déjeûner de présentation des dernières nouveautés de la boutique puériculture d'Amazon - oui, Amazon c'est pas que des livres, il y a mille autre choses - j'ai reçu un bon d'achat de 50 euros sur l'ensemble de la boutique à vous faire gagner. De quoi se faire plaisir avec ce qui vous tente, et le choix est plus que vaste sur Amazon. Ca claque hein ?
Voici comment participer:
Tous ensemble, nous allons inventer une histoire au fur et à mesure des commentaires. Pour vous aider, je commence. Vous continuez l'histoire dans les comms, la seule consigne à respecter est d'écrire au moins 3 lignes ou 400 caractères, il n'y a pas de limite maximum.
Au début de votre comm le numéro du comm précédent et le nom de son auteur. C'est une précaution pour éviter des histoires incompréhensibles si vous étiez - ce que j'espère - plusieurs à participer au même moment. SI c'est le cas on pourra alors faire une histoire à tiroirs, un peu comme les "Livres dont vous êtes le héros" que j'aimais d'amour quand j'étais ado. Ne vous censurez pas, multipliez les détails rocambolesques, tant qu'on ne perd pas le fil: Vous pouvez inventer tout ce que vous voulez mais vous devez le faire dans la continuité de ce qui a été créé avant ! N'hésitez pas à me demander des précisions si ce n'est pas clair. Amusez-vous, surtout, il n'est pas question de compétition, mais bien de fun, de laisser libre court à son imagination, et de pondre - on en revient toujours là - une "oeuvre" collective, à l'arrache ou après réflexion, comme vous le sentez, l'essentiel étant d'être un maximum à participer pour enrichir le récit. Le ou la gagnant(e) sera tiré(e) - la chance - au sort en fin de semaine prochaine, allez disons que le concours sera fermé le 14 juillet à midi. En parlant de "le ou la" gagnante, d'ailleurs, vous les mecs qui lisez le blog en sous-marin, c'est le moment de la ramener tant qu'on ne parle pas de stérilet ou de périnée...
Un bruit non identifié me réveille en sursaut. 3:43 en chiffres rouges. Si c'est encore ce con de chat qui joue avec la poubelle, je l'emballe dedans et le fous à la benne. J'ouvre l'autre oeil. J'aperçois Amazon enroulé paisiblement au pied du lit. Si ce n'est pas lui... Merde, c'est peut-être encore Emma ! Je tends l'oreille. Voilà le petit claquement sec de ses talons. Dire qu'elle ne comprend toujours pas pourquoi les voisins du dessous lui lancent des regards perçants quand ils la croisent. Elle avance vers ma porte d'un pas vif, entre soudain dans ma chambre sans frapper et allume l'halogène à fond dans la foulée.
"T'es malade ?"
"Lève-toi, vite, allez, j'ai un truc à te montrer !"
Elle a le sourire aux lèvres. A-t-elle bu ? J'ai envie de lui hurler de me laisser dormir, que je n'en peux plus de ces réveils soudains en pleine nuit, mais elle a déjà disparu. La curiosité l'emporte et me sort du lit.
EDIT: Comme c'était bien le bordel, j'ai procédé à des coupages, ajouts et montages des 24 premiers commentaires. Donc le jeu reprend avec le texte ci-dessous, puis en enchaînant avec le commentaire 25, et ainsi de suite, le but étant de rebondir encore, on a quelques jours pour le faire vivre. Celles qui ont déjà participé peuvent le faire à nouveau, elles auront autant de chances d'être "tirées" (hum...) au sort que de participations. Quelques-uns ont totalement disparu pour que l'histoire soit cohérente, mais vous participez quand même au tirage au sort ! Petite précision: Vous choisissez de répondre au dernier comm laissé, pas à celui que vous voulez, hein ! Je n'ai pas été claire dans mes consignes. Le nom et le numéro de comm précédent c'est juste une précaution au cas où vous soyez 2 ou 3 à commenter en même temps !
Le temps d'enfiler un peignoir pour ne pas me trouver nue face à ma colocataire et je la rejoins dans la cuisine. Le carrelage est glacé, je me dis que demain je m'achèterai des pantoufles. A défaut de pouvoir passer des nuits paisibles, j'éviterai d'attraper un rhume. Mais le spectacle qui m'attend interrompt immédiatement mes rêves de shopping. Ce que je découvre est au-delà de mon entendement. Mon dieu Emma, qu'as-tu fait encore cette nuit ? Elle a la peau rougie et enflée en haut du bras droit. Encore un nouveau tatouage. Mais cette fois, c'est un dauphin. Horreur. « Mais qu'est-ce que c'est que ça, Emma ? » « Oh ça ? Rien, ce que tu peux être coincée, c'est un tatouage c'est tout. C'est pas ça que je voulais te montrer, viens ! » Elle me prend la main et m'entraîne dans le jardin. J'ai à peine le temps d'ouvrir la bouche pour lui dire tout le bien que je pense de ce réveil en douceur qu'elle me fait signe de me taire et tend son bras pour me montrer quelque chose. La fenêtre de la chambre d'Arnaud, le voisin, est allumée. C'est étrange, quand je lui ai demandé si on passait la soirée ensemble, il a décliné, prétextant un voyage express à Londres. "Je savais bien qu'il te mentait", me chuchote Emma. "Il doit avoir une bonne raison", réponds-je comme pour m'en persuader. Le con. "Vite, cache-toi, il approche de la fenêtre !" Emma me pousse derrière la table de jardin et s'aplatit sur moi tandis qu'une ombre s'approche de la fenêtre et l'ouvre en grand. Ce n'est pas Arnaud. "Mais putain Emma, tu m'as démoli l'épaule à me pousser comme ça, t'es malade ou quoi ?" Elle me regarde, toujours aussi speed qu'elle est et m'interpelle sur la silhouette de la fenêtre. Elle est bien mignonne de se préoccuper de mes histoires de fesses, mais moi j'ai sommeil. C'est alors que je vois passer dans le jardin une silhouette furtive. MERDE ! Amazon ! Il vient de s'enfuir... Je chuchote 'Amazon!' AmMAZON!!' mais c'est trop tard, il a filé... Je me lance à sa poursuite, Emma sur les talons. Je suis en tee shirt et en culotte, j'ai dû enlever mon peignoir qui s'est coincé dans le système d'arrosage automatique du jardin de la résidence. Je cours pieds nus dans l'herbe mouillée, et Emma en mini jupe et talons a du mal à me rattraper et grogne en soufflant derrière moi: 'putain mais arrête toi!! Oublie le, ce chat, il va tirer son coup et revenir, dis-toi qu'il a plus de cervelle que toi!!" Emma m'agrippe et m'oblige à lui faire face. Son maquillage a coulé sous ses yeux et une odeur de vieux tabac s'échappe de ses vêtements. Elle me dit "Ecoute Caro, y a vraiment quelque chose qui cloche: j'ai entendu des pleurs de bébé s'échappant de la maison du voisin..." « T'es grave Emma, c'est son perroquet ! Depuis qu'il l'a emmené chez sa soeur, la pondeuse avec les 5 gosses, il n'arrête pas d'imiter des chiards ! T'as cru quoi qu'il en avait kidnappé un ? Tu ne sais plus quoi inventer pour le dénigrer ce pauvre Arnaud ». Elle me fixe, mi-furieuse, mi-désemparée, et soudain m'embrasse à pleine bouche. Nous glissons derrière un buisson aux feuilles piquantes, aïe. Je sens le poids d'Emma sur le mien et je repense au corps d'Arnaud il y a quelques jours... Dans la même position il avait réussi à me faire me rendre folle. Quand j'y repense, mon corps se réchauffe malgré moi, mes joues brûlent. Emma sent bien le changement se produire sous elle, je rêlache mes muscles, mon regard se perd. Elle n'a qu'une réponse, qui paraît tellement naturelle; elle m'embrasse encore avec ses lèvres si douces, si pleines, celles que j'ai toujours jalousées mais qui, maintenant, s'ouvrent tellement doucement pour faire passer sa langue qui frôlera bientôt la mienne...... Emma me lâche brutalement et se relève en disant: "De toute façon je te l'ai dit et redit, il fait bien ce qu'il veut de sa vie, tu n'es pas le centre du monde, et si tu veux un jour avoir une chance avec lui, il faudrait peut-être que tu arrêtes de jouer simplement les bonnes copines" Je l'entends à peine, je savoure encore la douceur de nos baisers. Tout d'un coup, l'ombre d'Amazon revient dans notre direction, pour repartir aussitôt du côté de la fenêtre de la chambre d'Arnaud. "Bon t'es fière de toi ? Qu'est ce que je fais là à pas d'heure... Bon, je retourne me coucher, Zon' trouvera bien la porte tout seul". « Attends, regarde ! » La fenêtre d'Arnaud s'était éteinte. Mais elle était également ouverte. Et, passant par la fenêtre, la femme dont nous avions sans doute vu l'ombre, tirait les volets. Quelque chose me gênait, mais je ne parvenais pas à savoir quoi. C'est Emma qui me mit sur la voie. - Putain, regarde ses mains, ça fait flipper!" Se détachant sur la blancheur des volets, faiblement éclairée par le réverbère de la ruelle, une main à trois doigts apparaissait. Et ces trois doigts isolés étaient entièrement rouge, d'un rouge vif, d'un rouge sang. Avant même d'avoir pu examiner plus longuement ces trois doigts, ils disparurent. Arnaud apparût tout de suite après à la fenêtre. Il était blafard et un peu chancelant. Tout à coup il pencha sa tête à travers la fenêtre, puis le buste enfin il se défenestra tout à fait avant d'atterrir quelques mètres plus bas en un bruit sourd sur le gazon, juste en-dessous de sa fenêtre et à quelques pas du buisson où nous nous cachions dans cette mission d'espionnage érotique. Emma fut la première à se débusquer. Elle s'approcha sur la pointe des pieds du corps inanimé d'Arnaud. Quelques secondes plus tard elle étouffa un cri. je me précipitai à ses côtés. Le spectacle qui s'offrait à nous était effroyable. Arnaud gisait là, sur le dos, la tête sur le côté, le ventre perforé par trois immondes trous. Elle me regarde, elle est pâle et vient de cuver d'un seul coup. Elle me demande "Qu'est ce qu'on va faire?" Aucun son ne sort de ma bouche, les idées se bousculent dans ma tête quand soudain une idée me vient... Cette idée va faire encore plus pâlir Emma mais il faut agir et vite ! Personne ne croirait qu'ici en pleine campagne, un meurtre ait pu avoir lieu. Je souhaite protéger Emma et soyons lucides, je pense aussi à ma peau. Il ne reste donc plus qu'à porter Arnaud dans le coffre de la voiture et le laisser dans les bois à quelques kilomètres de la maison. Il est insomniaque et traité depuis des années par son médecin généraliste donc ce sera cohérent de dire qu'il est sorti en pleine nuit et qu'il a fait une mauvaise rencontre. Après tout, n'est-ce pas ce qui lui est arrivé? Une mauvaise rencontre mais dans notre résidence ! C'est Emma qui conduit sa voiture, vers un petit bois pas trop loin pour laisser Arnaud. En fait, on ne sait pas bien quoi en faire. J'ai le cerveau qui fumerait presque à force de chercher ! J'essaie de me concentrer mais Emma m'interrompt sans cesse avec une nouvelle remarque, à chaque fois plus flippante. "On l'enterre ! Pas le choix, il ne faut pas laisser de trace", "Oh et puis non, on le laisse juste comme ça par terre", "et puis tiens ! On lui pique son fric, ça fera vol qui a mal tourné !" A force de si bien chercher - et trouver - des façons de maquiller ce que je me borne encore à appeler un accident, ma coloc' dévergondée fini par me sembler suspecte.. Pas le temps de trop y réfléchir, nous voici arrivées à destination, il va maintenant falloir agir. Emma éteint la voiture et j'inspire à fond et je sors dans la nuit claire, un vent léger me fait frissonner. J'ouvre le coffre pour vérifier bêtement que notre malheureux voisin est toujours là. "Evidemment qu'il est toujours là" me lance Emma, "qu'est ce que tu croyais ?". J'avoue que j'espérais qu'il aurait disparu par enchantement et que toute cette histoire ne soit qu'un mauvais trip. On avance en silence dans le sous-bois pour choisir un emplacement, Emma en profite pour vomir ses tripes sous un arbre, quand un bruit de moteur nous fait sursauter. Quelqu'un ici à cette heure ? c'est bien notre veine ! On écoute immobiles le bruit s'éloigner et quand on se décide à retourner à la voiture on se rend compte qu'elle a disparu... avec le corps. - "Putain ma bagnole" dit Emma gémissante. Moi, aucun son n'aurait pu sortir de ma bouche. J'étais tétanisée, mes jambes vacillaient. Je sentais la fraîcheur du sol et de la forêt environnante pénétrer par mes pieds, elle montait le long de mes jambes, s'engouffrait dans mon ventre pour me prendre à la gorge. Ce froid m'étouffait, une froideur de caveau, un orgasme morbide. Emma comme à son habitude ne pouvant gérer ses émotions que par un débit de paroles interminable - je lui avais pourtant déconseillé d'aller voir ce psy libidineux, je savais bien qui ne règlerait pas son problème élocutoire- Emma, donc, commença à m'assaillir de reproches. - "Mais pourquoi t'as pas fermé la voiture à clé le temps que je cherche un endroit pour enterrer le macchabée ? C'était quand même pas compliqué, non ?!! Faut pas sortir de Saint-Cyr! - "Emma ?!" - " Moi je te dis, hein, on est foutues là, je ne sais pas si tu t'en rends compte! Et puis comment on va faire pour rentrer à l'appart à cette heure-là?! Je sais même pas où on est!" - "Emmmmmmma!" - " Tu sais où on est toi? T'as pris ton téléphone portable? Et t'as de l'argent on pourrait peut être appeler un taxi et lui dire qu'on est allée ramasser des champignons et puis que notre voi..." - "Emmaaaaaa! Putain! Regarde, là-bas!" J'essayais tant bien que mal de garder mon calme, de chuchoter pour ne pas qu'on se fasse repérer. Mais avec ma colocataire comme acolyte nos chances de passer incognito même dans une forêt avec aucune âme qui vive à 10 kilomètres à la ronde -sauf peut être des chouettes et quelques couples d'écureuils- étaient extrêmement infimes. Ce qui avait attiré mon attention et m'avait subitement tiré de ma stupeur, c'était les phares d'une voiture dont la blancheur devenait aveuglante au fur et à mesure que le véhicule s'approchait. Il se dirigeait droit sur nous. Pas le temps, pas besoin de réfléchir. Ce sont ces millisecondes de notre vie où l'humain nous quitte pour refaire de nous ce que nous sommes: des animaux. Nous nous mîmes à courir, je suis incapable de vous dire dans quelle direction. Tout était si sombre autour de nous, les phares nous éblouissaient et pourtant je ne pouvais rien distinguer autour de moi. Rien que des arbres, des branches, des feuilles, autant d'obstacles naturels s'érigeant en ennemis de mon instinct de survie. Ils me griffaient les bras et le visage, arrachant ma peau mais je ne sentais rien. Le froid remplissait à présent mes poumons, il me brûlait les bronches, me prenait à la gorge, me coupait le souffle. Je sentais comme un goût de sang dans ma bouche. Emma était derrière moi, elle avait peine à avancer. Elle était nu-pieds, ses talons ne faisant que la gêner dans notre folle course. Je me retournai encore une fois pour voir si les phares nous poursuivaient toujours. Rien. L'obscurité la plus totale nous entourait. Emma et moi nous arrêtions, à bout de souffle. Pour une fois Emma ne disait rien mais je savais que le répit ne durerait pas. Le silence ne fut pas interrompu par Emma. "Les filles, hey! Revenez!" Aucun doute c'était un homme. Nous entendions les branches craquer à quelques mètres de là.... AAHH.... avec tout ce qui se passe en ce moment, moi la grande flippée, je me retrouve en pleine forêt avec une fêtarde à peine désalcoolisée, poursuivie par un homme inconnu... avec une voiture contenant un cadavre disparus!!!!! Je ne sais plus quoi faire, et Emma ne dit plus rien, je ne suis même pas sûre qu'elle me suive toujours!!! Mais tout à coup, dans le silence environnant, le rire d'Emma éclate... puis un second, masculin cette fois, éclate à son tour! Je ne comprends rien... je crois tourner de l'oeil... j'oscille entre la peur, la stupeur, l'effarement etc..... quand j'aperçois Arnaud (dont la tête s'était recollée semblait-il!) approcher de moi, suivi d'Emma qui n'en peut plus de rire... "Mais pourquoi m'ont-ils fait ça?!!!" Leur fou rire n'a pas de fin. Pour le coup, j'ai envie de les tuer tous les deux pour de vrai. Entre deux éclats de rire, ils me racontent toute leur mise en scène, en détail. Emma pleure de rire en me racontant qu'elle m'a embrassée pour que je ne vois pas Arnaud mettre sa poupée gonflable lestée avec de la farine sur le bord de la fenêtre. N'importe quoi. Ils sont vraiment trop cons. Je ne décroche pas un mot sur le chemin du retour et je file me coucher en silence dès que le moteur de la voiture s'arrête. Je m'endors en les maudissant. Bordel, quel cauchemar ! Ah mais non, ça n'était pas un cauchemar. Les cons ! Je grogne, baille, m'étire et constate une large auréole de bave sur mon drap. En pilotage automatique je me dirige vers la salle de bain. Mécaniquement j'effectue ma toilette. L'eau qui ruisselle sur mon corps peine à me réveiller. Un peu de maquillage donnera peut-être le change? Dans le placard mon regard tombe sur une boite de tampons. Quatrième jour de retard... Je chasse la boule d'angoisse qui me noue la gorge. Il ne faut pas que je rate le bus.
1)
je la rejoins dans la cuisine. le carrelage est glacé, je me dis que demain je m'achèterais des pantoufles. à défaut de pouvoir passer des nuits paisibles, j'éviterais d'attraper un rhume. mais le spectacle qui m'attend interrompt immédiatement mes rêves de shopping. Ce que je découvre est au delà de mon entendement. Mon dieu Emma qu'a tu fait encore cette nuit?
1
Le temps d'enfiler un peignoir pour ne pas me trouver nue face à ma colocataire et je la retrouve dans le jardin. J'ai à peine le temps d'ouvrir la bouche pour lui dire tout le bien que je pense de ce réveil en douceur qu'elle me fait signe de me taire et tend son bras pour me montrer quelque chose.
La fenêtre de la chambre d'Arnaud, le voisin, est allumée. C'est étrange, quand je lui ai demandé si on passait la soirée ensemble, il a décliné, prétextant un voyage express à Londres.
"Je savais bien qu'il te mentait", me chuchotte Emma.
"Il doit avoir une bonne raison", réponds-je comme pour m'en persuader. Le con.
"Vite, cache-toi, il approche de la fenêtre !"
Emma me pousse derrière la table de jardin et s'applatit sur moi tandis qu'une ombre s'approche de la fenêtre et l'ouvre en grand.
Ce n'est pas Arnaud.
3)
"Mais putain Emma, tu m'as démoli l'épaule à me pousser comme ça, t'es malade ou quoi ?"
Elle me regarde, toujours aussi speed qu'elle est et m'interpelle sur la silhouette de la fenêtre. Elle est bien mignonne de se préoccuper de mes histoires de fesses, mais moi j'ai sommeil.
C'est alors que je vois passer dans le jardin une silhouette furtive.
MERDE ! Amazone ! Il vient de s'enfuir...
4.
Je chuchote 'Amazon!' AmMAZON!!' mais c'est trop tard, il a filé... Je me lance à sa poursuite, Emma sur les talons. Je suis en tee shirt et en culotte, pieds nus dans l'herbe mouillée, et Emma en mini jupe et talons a du mal à me rattraper et grogne en soufflant derrière moi: 'putain mais arrête toi!! Oublie le, ce chat, il va tirer son coup et revenir, dis toi qu'il a plus de cervelle que toi!!" Emma m'aggrippe et m'oblige à lui faire face. Son maquillage a coulé sous ses yeux et une odeur de vieux tabac s'échappe de ses vêtements. Elle me dit "Ecoute Caro, ya vraiment quelque chose qui cloche: j'ai entendu des pleurs de bébé s'échappant de la maison du voisin..."
2bis
Je sens le poids d'Emma sur le mien et je repense au corps d'Arnaud il y a quelques jours... Dans la même position il avait réussi à me faire me perdre dans la folie. Quand j'y repense, mon corps se réchauffe malgré moi, mes joues brûlent.
Emma sent bien le changement se produire sous elle, je relache mes muscles, mon regard se perd. Elle n'a qu'une réponse, qui paraît tellement naturelle; elle m'embrasse avec ses lèvres si douces, si pleines, celles que j'ai toujours jalousées mais qui, maintenant, s'ouvrent tellement doucement pour faire passer sa langue qui frolera bientôt la mienne......
Hnn...
5.
"De toute façon je te l'ai dis et redis, il fait bien ce qu'il veut de sa vie, tu n'est pas le centre du monde, et si tu veux un jour avoir une chance avec lui, il faudrait peut-être que tu arrêtes de jouer simplement les bonnes copines"
Tout d'un coup, l'ombre d'Amazon revient dans notre direction, pour repartir aussitôt du côté de la fenêtre de la chambre d'Arnaud.
numéro 7 :
Je la suis d'un pas mal assuré. c'est que j'ai besoin de mon quota de sommeil bordel! Emma court presque dans le couloir.
"Habille toi" me lance-t-elle fébrilement, "aller dépèche toi".
"Eh ho, calmos il est 3h du mat! laisse moi émerger, sers moi un café".
Elle rechigne un peu mais me sert un café instantané. Imbuvable. Tant pis j'ai trop besoin de caféine. Elle me tire par la manche et m'entraine dans le salon. Elle me pose sur le canapé et me montre sa "trouvaille" : un énorme rubis rouge, avec comme prisonnière a l'intérieur une étrange fumée.
"mais t'es malade, ou t'as été trouvé ça?"
"Sur mon pallier, on me l'a déposé en frappant a ma porte." Elle me lance un regard fiévreux puis ajoute : "ça te tente une belle chasse au trésor"...
A SUIVRE... mais seulement si je gagne hein!! huhuhu
ah merde!!!! ji'a lu de travers! je pensais qu'on devait chacune ajouter un paragraphe sans qu'il y ait forcément de rapport avec ceux d'avant!!! bon ben ça annule ma participation alors... tant pis!! T-T
suite du 6
"Bon t'es fiere de toi ? Qu'est ce que je fais là à pas d'heure... Bon, je retourne me coucher, Zon' trouvera bien la porte touty seul".
C'est en me retournant que je me rends compte que quelque chose cloche. Amazon se dirige vers la fenetre d'Arnaud, mais plutot vers une chose informe qui gît devant cette fenetre. Je me rapproche, Emma sur mes talons. Une feuille craque sous mes pas, Zon' s'enfuit mais Arnaud ne se retourne pas. Et ce que je découvre alors me fait me retenir de pousser un hurlement, les deux mains sur la bouche...
Je continue après le commentaire de Ginie et son paillasson car je suis pas sûr d'avoir bien compris la suite logique des autres commentaires...
Donc 2.
Nous continuons toutes 2 à scruter cette ombre inconnue qui se déplace dans l'appartement d'Arnaud. Emma se rapproche de moi, me coinçant d'autant plus contre la table du jardin. J'ai le souffle coupée et je suis estomaquée par ce que je vois : l'ombre est sans nul doute une femme, qui se déplace de la manière la plus naturelle possible vers la salle de bain de mon "amoureux secret".
"Le salop", lâche Emma.
N'ayant pas le courage de défendre Arnaud, car après tout rien ne s'était encore passé entre nous il avait bien le droit de voir qui bon lui semble, il avait d'ailleurs eu la delicatesse de me mentir pour ne pas me blesser, je fis signe à Emma que ce n'était rien, que je n'étais même pas affectée par la scène dont nous venions d'être témoin.
La gorge serrée, une boule au ventre, je regagnais ma chambre afin de m'y rendormir. Mais c'était sans compter sur Emma.
"Reviens, vite!!!" hurla-t-elle. "Dépêche-toi, tu ne vas pas en croire tes yeux!"
D'un pas négligent mais rapide, je la rejoins, la pressant à son tour conte la table du jardin.
numero7 (suite de bakaro)
emma cour a ma rencontre en se demandans ce qu'il m'arrive,elle se met a crier mais je lui etouffe le son avec ma mains tt de suite.
Elle me regarde,elle est pale et viens de decuver d'un seul coup.
Elle me demande "qu'est ce qu'on vas faire?"
Aucun sons ne sort de ma bouche,les idees se bousculent ds ma tete quand soudain une idee me viens...
Chère Mère bordel, je suis désolée mais c'est le bordel dans les coms.... ca doit être la précipitation tellement l'idée est bonne et inédite. Je meurs d'envie de participer rien que pour avoir moi aussi mon paragraphe, mais je sais pas à qui me raccrocher, il y a 2 ou 3 histoires en parallele!!!! Comment qu'on fait???
3. (suite de mamanblues)
La fenêtre d'Arnaud s'était éteinte. Mais elle était également ouverte. Et, passant par la fenêtre, la femme dont nous avions sans doute vu l'ombre, tirait les volets. Quelque chose me gênait, mais je ne parvenais pas à savoir quoi. C'est Emma qui me mit sur la voie.
- Putain, regarde ses mains, ça fait flipper!"
Se détachant sur la blancheur des volets, faiblement éclairée par le réverbère de la ruelle, une main à trois doigts apparaissait. Et ces trois doigts isolés étaient entièrement rouge, d'un rouge vif, d'un rouge sang.
numéro 8 (suite de Sabine)
Cette idée va faire encore plus pâlir Emma mais il faut agir et vite! Personne ne croirait qu'ici en pleine campagne, un meurtre ait pu avoir lieu. je souhaite protéger Emma et soyons lucides, je pense aussi à ma peau. Il ne reste donc plus qu'à porter Arnaud dans le coffre de la voiture et le laisser dans les bois à quelques kms de la maison. Il est insomniaque et traité depuis des années par son médecin généraliste donc ce sera cohérent de dire qu'il est sorti en pleine nuit et qu'il a fait une mauvais rencontre. Après tout, n'est-ce pas ce qui lui est arrivé? Une mauvaise rencontre mais sous notre toit!!!...
oups ma proposition à disparu, et bien sur je n'avais pas sauvegardé le texte...bon tant pis si j'ai le courage je recommencerais...
N° 9 (suite de mélo92)
C'est Emma qui conduit sa voiture, vers un petit bois pas trop loin... pour laisser Anraud. En fait on ne sait pas bien quoi en faire. J'ai le cerveau qui fumerait presque à force de chercher ! J'essaie de me concentrer mais Emma m'interromp sans cesse avec une nouvelle remarque, à chaque fois plus flippante.
"On l'enterre ! Pas le choix, il ne faut pas laisser de trace", "Oh et puis non, on le laisse juste comme ça par terre", "et puis tiens ! on lui pique son fric, ça fera vol qui a mal tourné !"
A force de si bien chercher (et trouver) des façons de maquiller ce que je me borne encore à appeler un accident, ma coloc' dévergondée fini par me sembler suspect...
Pas le temps de trop y réfléchir, nous voici arrivées à destination, il va maintenant falloir agir.
N°10 (suite de Champinane)
Emma éteint la voiture et j'inspire à fond et je sors dans la nuit claire, un vent léger me fait frissonner. J'ouvre le coffre pour vérifier bêtement que notre malheureux voisin est toujours là. "Evidemment qu'il est toujours là" me lance Emma, "qu'est ce que tu croyais ?". J'avoue que j'espérais qu'il aurait disparu par enchantement et que tout cette histoire ne soit qu'un mauvais trip. On avance en silence dans le sous-bois pour choisir un emplacement, Emma en profite pour vomir ses trippes sous un arbre, quand un bruit de moteur nous fait sursauter. Quelqu'un ici à cette heure ? c'est bien notre veine ! On écoute immobiles le bruit s'éloigner et quand on se décide à retourner à la voiture on se rend compte qu'elle a disparue... avec le corps.
n°11 (suite de Lazuli)
Mon Dieu Arnaud ??!!
Et là mon réveil sonne. Encore à moitié dans mon rêve, je ne sais plus en j'en suis. On est lundi, début de semaine et j'ai une méga importante réunion à pas louper avec des collègues et mon patron Arnaud. Ce même patron, que je connais très bien parce que je suis une ancienne dans la boîte, a comme passion non pas les armes mais les poupées en porcelaine. Comme ma grand mère !! Arnaud, ce bel étalon, musclé aurait la même vie que Mamie Huguette??
N° 11, suite de Lazuli
- "Putain ma bagnole" dit Emma gémissante.
Moi, aucun son n'aurait pu sortir de ma bouche. J'étais tétanisée, mes jambes vascillaient. Je sentais la fraîcheur du sol et de la forêt environnante pénétrer par mes pieds, elle montait le long de mes jambes, s'engouffrait dans mon ventre pour me prendre à la gorge. Ce froid m'étouffait, une froideur de caveau, un orgasme morbide.
Emma comme à son habitude ne pouvant gérer ses émotions que par un débit de paroles interminable - je lui avais pourtant déconseillé d'aller voir ce psy libineux, je savais bien qui ne règlerait pas son problème élocutoire- Emma, donc, commença à m'assaillir de reproches.
- "Mais pourquoi t'as pas fermer la voiture à clé le temps que je cherche un endroit pour enterrer le macabé? C'était quand même pas compliqué, non!! Faut pas sortir de Saint-Cyr!
- "Emma ?!"
- " Moi je te dis, hein, on est foutue là, je ne sais pas si tu t'en rends compte! Et puis comment on va faire pour rentrer à l'appart à cette heure-là?! Je sais même pas où on est!"
- "Emmmmmmma!"
- " Tu sais où on est toi? T'as pris ton téléphone portable? Et t'as de l'argent on pourrait peut être appeler un taxi et lui dire qu'on est allée ramasser des champignons et puis que notre voi..."
- "Emmaaaaaa! Putain! Regarde, là-bas!"
J'essayais tant bien que mal de garder mon calme, de chuchoter pour ne pas qu'on se fasse repérer. Mais avec ma colocataire comme alcolyte nos chances de passer incognito même dans une forêt avec aucune âme qui vive à 10 kilomètres à la ronde -sauf peut être des chouettes et quelques couples d'écureuils- étaient extrêmement infimes.
Ce qui avait attiré mon attention et m'avait subitement tiré de ma stupeur, c'était les phares d'une voiture dont la blancheur devenait aveuglante au fur et à mesure que le véhicule s'approchait. Il se dirigeait droit sur nous.
Pas le temps, pas besoin de réfléchir. Ce sont ces millisecondes de notre vie ou l'humain nous quitte pour refaire de nous ce que nous sommes: des animaux. Nous nous mîmes à courir, je suis incapable de vous dire dans quelle direction. Tout était si sombre autour de nous, les phares nous éblouissaient et pourtant je ne pouvais rien distinguer autour de moi. Rien que des arbres, des branches, des feuilles,autant d'obstacles naturels s'érigeant en ennemis de mon instinct de survie. Ils me griffaient les bras et le visage, arrachant ma peau mais je ne sentais rien. Le froid remplissait à présent mes poumons, il me brûlait les bronches, me prenait à la gorge, me coupait le souffle. Je sentais comme un goût de sang dans ma bouche.
Emma était derrière moi, elle avait peine à avancer. Elle était nu-pieds, ses talons ne faisant que la gêner dans notre folle course.
Je me retournai encore une fois pour voir si les phares nous poursuivaient toujours. Rien. L'obscurité la plus totale nous entourait. Emma et moi nous arrêtions, à bout de souffle. Pour une fois Emma ne disait rien mais je savais que le répit ne durerait pas.
Le silence ne fut pas interrompu par Emma. "Les filles, hey! Revenez!"
Aucun doute c'était un homme. Nous entendions les branches craquées à quelques mètres de là....
to be continued
N°12 suite de Ismaelle
AAHH.... avec tout ce qui se passe en ce moment, moi la grande flippée, je me retrouve en pleine forêt avec une fêtarde à peine désalcoolisée, poursuivie par un homme-inconnu... avec une voiture contenant un cadavere disparus!!!!!
Je ne sais plus quoi faire, et Emma ne dit plus rien, je ne suis même pas sûre qu'elle me suive toujours!!!
Mais tout à coup, dans le silence environnant, le rire d'Emma éclate... puis un second, masculain cette fois, éclate à son tour!
Je ne comprends rien... je crois tourner de l'oeil... j'ocille entre la peur, la stupeur, l'effarement etc..... quand j'aperçois Arnaud (dont la tête s'était recollée semblait-il!) approcher de moi, suivi d'Emma qui n'en peut plus de rire...
"Mais pourquoi m'ont-ils fait ça?!!!"
Chère Mère B.
il me semble que le commentaire entre le 13 et le 14 ne s'affiche pas! Du coup un trou dans notre histoire à rebondissement, une coui**e dans le pâté comme on dit d'où je viens!
Je propose:
Avant même d'avoir pu examiner plus longuement ces trois doigts, ils disparurent. Arnaud apparût tout de suite après à la fenêtre. Il était blafard et un peu chancelant. Tout à coup il pencha sa tête à travers la fenêtre, puis le buste enfin il se défenestra tout à fait avant d'atterir quelques mètres plus bas en un bruit sourd sur le gazon, juste en dessous de sa fenêtre et à quelques pas du buisson où nous nous cachions dans cette mission d'espionnage érotique.
Emma fut la première à se débusquer. Elle s'approcha sur la pointe des pieds du corps inanimé d'Arnaud. Quelques secondes plus tard elle étouffa un cri. je me précipitai à ses côtés. Le spectacle qui s'offrait à nous était effroyable. Arnaud gisait là, sur le dos, la tête sur le côté, le ventre perforé par trois immondes trous.
je comprends riennnnnnnnnnnnnnn... desolé je voulais participer mais là.. suis paumer mdr
N°12 suite de YoGa
Bordel, quel cauchemar! Je grogne, baille, m'étire et constate une large auréole de bave sur mon drap.
En pilotage automatique je me dirige vers la salle de bain. Mécaniquement j'effectue ma toilette. L'eau qui ruisselle sur mon corps peine à me réveiller. Un peu de maquillage donnera peut-être le change? Dans le placard mon regard tombe sur une boite de tampons. Quatrième jour de retard... Je chasse la boule d'angoisse qui me noue la gorge. Il ne faut pas que je rate le bus.
Commentaire 25 :
Je termine de boutonner mon chemisier, je me sens vidée, épuisée. Avec la nuit affreuse que je viens de vivre. J'attrape mes clés et mon sac à main sur le meuble de l'entrée, je dévale les marches quatre par quatre. Faut vraiment pas que je rate ce bus. J'arrive à la dernière marche je sens mon portable sonner: "Allo?" rien, personne répond "Allo? allo?" encore ce numéro qui m'appelle sans cesse et laisse l'écho de ma voix comme seule réponse. "Allo? mais parle bordel, parle". Je raccroche. Et si c'était Lui.Faut que je chasse cette idée de mon esprit. Je sais plus où j'en suis j'ai les tripes à l'envers avec cette histoire de retard, j'en veux à Emma et Arnaud de m'avoir fait ça et puis ce téléphone qui sonne dans le vide en permanence. J'ai besoin d'en avoir le coeur net. Je suis sûre que c'est Lui, faut que je le trouve.
Commentaire 26 suite de Aubergine divine
J'attrape le bus in extremis, au prix d'un sprint qui me laisse essouflée et en sueur. Le bus est bondé, pas une place assise en vue. Mon regard est attiré par un homme. Il est de dos, en train de lire, mais c'est le tatouage qu'il porte sur la nuque qui m'interpelle. Le même tatouage que Lui, un phoenix. J'essaie de me rapprocher de l'homme en me frayant un passage avec tout ce peuple agglutiné. J'entends mon téléphone sonner. Le temps de le sortir du fouillis dans mon sac, et voilà un appel manqué. C'est Emma qui cherchait à me joindre. L'homme au tatouage n'est plus là.... Je rappelle Emma, agacée. Qu'est-ce qu'elle me veut encore?
"
Commentaire 27, suite de Selina Kyle:
"Caro ? (petite voix)
- Oui quoi ?
- Tu m'en veux pour cette nuit ?
- Je sais pas, je suis trop fatiguée pour réfléchir figure-toi.
- C'était juste pour rire hein, on voulait t'embêter un peu quoi.
- Super, j'étais morte de rire comme tu as pu t'en apercevoir. M'en veux pas mais j'ai autre chose à faire là. Je raccroche. A ce soir."
Je descends du bus et remonte le boulevard qui m'amène aux portes de mon travail. Ma tête bouillonne, j'essaye de faire des liens entre tous les évenements récents.
Je me dirige vers la cuisine, encore toute endormie, et je mets la cafetière en route. Les souvenirs de la nuit dernière m'assaillent peu à peu... Putain ils m'ont bien fait tourner en bourrique ces deux là... mais pourquoi??Leur fou rire me revient aux oreilles, toute cette mise en scène a dû leur prendre des jours de préparation, ça veut dire qu'ils se sont vus plusieurs fois, mais avec semble t'il ma personne au centre de leurs préocupations... c'est étrange... finalement Emma et moi; nous ne sommes colocs que depuis quelques mois, qui sait si elle est loyale envers moi? Peut être couchent ils ensemble? Le souvenir des lèvres d'Emma sur les miennes me fait rougir de honte: c'était simplement un jeu pour elle, et moi qui me suis abandonnée dans son étreinte...comment va t'on pouvoir continuer à vivre ensemble après cette histoire?? Même si elle n'a pas eu l'air dérangée plus que ça... Le café est prêt. Je me sers une tasse, et l'odeur qui s'en échappe me donne vaguement la nausée. Je repense avec angoisse à mon retard de quelques jours. Bon allez, sur le chemin j'achète un test et on verra bien
je monte rapidement les escaliers, encore en retard, au moment où je pousse la porte d'entrée du bureau, je tombe nez à nez avec Bruno, pas du tout celui que j'avais envie de croiser après cette nuit...je me penche vers lui pour lui faire la bise et là je suis écoeurée, pas littéralement, je suis physiquement écoeurée... une montée de gerbe m'envahit je me précipite dans les toilettes.
Assise par terre, la tête dans la cuvette, encore remplie du contenu de mon estomac, je me mets à chialer, vidée ... Il est sans doute temps de le faire ce test qui attend dans mon sac depuis 4 jours. Comme une automate, je farfouille dans mon sac pour le trouver, je le sors de la boîte, j'enlève le capuchon et me voilà assise sur les chiottes entrain de pisser sur ce fameux test, j'en ai plein les mains (ça me donne bizarrement envie de me remettre à pleurer). ça y'est, c'est fait, je remets le capuchon, la notice dit "attendre 2-3 minutes" alors j'attends...
oups, j'ai pas précisé commentaire 28 (bis) suite de Maman sur terre
Suite commentaire 29, M.O.M.
"Positif".
Putain j'en étais sûre. Ca aurait pu être une bonne nouvelle en d'autres temps mais après cette nuit et tout ce qui se passe ces derniers temps je suis pas sûre d'avoir envie de porter l'enfant d'Arnaud. Je suis même sûre de ne pas le vouloir. Pourtant s'il était d'un autre je le garderais. Ma tête s'embrouille. Un problème de plus dans ma vie. Un problème urgent. Les larmes que je m'attendais à sentir couler sur mes joues sont retenues au bord de mes cils. Je renifle un coup, me passe de l'eau fraiche sur les jours, cache le test au fond de mon sac à sors des toilettes la mine à moitié recomposée.
Je rejoins mon bureau et salue froidement mes collègues. Nadia me lance un regard oblique. Son radar naturel a déjà du me griller.
Commentaire n°30 suite Maman sur Terre
La réunion commence, ou plutôt défile sous mes yeux, comme un mauvais feuilleton regardé sans être compris. Enceinte. Je suis enceinte. Comme j'ai toujours rêvé de l'être. Mais pas comme ça. Pas avec lui alors que je ne pense qu'à Lui... Pourquoi m'être laissée embarquer dans cette histoire de coucheries sans avenir avec mon patron? Et avoir espéré? Pour l'oublier,Lui?
Le parfum entêtant de Nadia viens raviver ma nausée. J'ai à peine le temps de me lever et d'attraper la corbeille à papier qu'un jet acide vient en tapisser le fond.
Bon ben ma "participation" a complétement été laissé de côté et pas pris en compte dans la 2ème rédaction (quoi je suis si nulle que ça?), je peux quand même toujours participer au tirage au sort?
Commentaire n°31 suite à Zaliénor
Je n'en peux plus, je sors. Je me sens mal. Je ne sais plus quoi faire. Un enfant d'Arnaud, mon patron... Tout me parait si compliqué.
Je quitte mon bureau. J'irai chez mon médecin. J'ai besoin de parler. Mais à qui? Certainement pas Arnaud, ni Emma. Si elle savait... un enfant de l'homme qu'elle aime.
J'aimerai tellement le voir, Lui. Avec Lui tout serait si simple. Si seulement je savais où le trouver. Mais je sais qu'il reviendra, bientôt, comme à son habitude. Il apparaitra, sans me dire d'où il vient. Mais je ne veux pas savoir. Je veux le voir. Simplement être avec Lui.
Je reprend le bus, direction chez moi. Je vais retourner dans mon lit, et peut être me réveiller. Si seulement tout n'était qu'un mauvais rêve... Je voudrai revenir il y a 2 jours, juste 48h en arrière. Mais en même temps, cet enfant je l'espère depuis si longtemps. Pourquoi cet enfant n'est pas de Lui?
N°34 de Hélène
Que faire ? Garder l'enfant d'Arnaud ? Et si Il revenait ? Et s'Il voulait vivre avec moi ? Tant de questions ... Je ne sais pas quoi penser, quoi faire. En parler à Arnaud ? Pas certaine que ça le regarde, après tout ce n'était que l'histoire d'un soir.
Me faire avorter ? Non, je le veux, je le garde ! Je pourrais toujours dire que je suis allée "à la banque" ... Mais Lui, accepterait-il l'enfant d'un autre ?
Raaaaaa, trop dur. Besoin de penser à autre chose. Mais quoi ? Je sais ...
N°35, suite de Kikine
Je vais aller me promener le long de cette petite plage que j'aime tant. Cette crique où nous avons tant partagé avec Lui... Je ressors de chez moi, et à peine le temps de vérifier les horaires de passage, que le bus est là. Je monte, et cette fois-ci, il n'y a quasiment personne. Normal, qui voudrait aller à la plage par ce temps !? Ne penser à rien, respirer, regarder le paysage qui défile... Et ça me fait un bien fou. Mes pensées dérivent malgré moi vers mon ventre. Plein. Rempli. Vivant. D'un petit être. Un bébé. Mon bébé.
En descendant du bus, comme une vague d'amour qui m'envahit, au rythme des vagues de la mer. Lui. Je l'aime. Je l'aime même s'il repart toujours, même s'il ne promet jamais rien, et même s'il n'est pas le géniteur de ce bébé.
Me promener ici m'a toujours aidé. Aujourd'hui encore, je sens que la décision se fait seule en moi : Arnaud ne saura jamais qu'il est le "père", Emma n'en sera donc pas blessée, et surtout, je pourrais espérer fonder une famille avec Lui. Si seulement c'était si simple... Il faudrait déjà que je Le retrouve...
n°36, suite de Champinane
J'erre, sans but, le long de la plage. Temps dégueulasse, humeur de chien. Les embruns me poussent et me gifflent, tels les demons que j'ai en tête. Je suis trempée. Bien sûr, j'ai oublié mon parapluie et il s'est mis à tomber des cordes. Putain de météo. Les lieux sont déserts. Ma tête éclate du brouhaha des questions qui m'assaillent plus vite et plus fort que le vent et l'eau salée. Le jour décline quand je décide enfin de reprendre le bus. Je dégouline sur mon siège, les yeux dans le vague, tentant d'appercevoir je ne sais quoi à travers la buée que je crée sur la vitre. Je descends du bus, monte chez moi. Mouillée pour mouillée, je vais tout habillée sous la douche et me déshabille sous l'eau chaude. Quand je sors de ma léthargie, il fait nuit noire, la deuxième partie de soirée des programmes télé est déjà bien commencée. Je me fais un grand thé que je bois doucement avec Amazon sur les genoux. Il ronronne, comme pour m'apaiser.
Je vais me coucher en ayant pris ma décision. Je garde l'enfant. Je m'inscris sur les réseaux sociaux du web et je commence mes recherches. Je LE trouverais, quoi qu'il m'en coûte et IL sera la père de cet enfant! Car après tout, si je suis la mère par ce que je porte, IL peut bien être le père parce qu'il aimera et élèvera!
Je me reveille en sursaut. je me suis endormie sur mon clavier. Je crois avoir entendu un bruit derrière la porte. Emma ? Non, elle ne dort pas à la maison ce soir. Ca devait être dans mon rêve. Je rejoins ma chambre en titubant. Je suis si fatiguée. Je regarde mon reveil, il est 03h20. Je n'irai pas au boulot demain, je trouverai bien une explication.
On frappe à la porte. Je n'avais pas rêvé. Mais à cette heure-ci, qui cela peut être? Si c'est encore une mauvaise blague d'Emma et Arnaud, je le prendrai très mal cette fois. Amazon ronronne, se frottant le long de la porte.
Je me rapproche sans faire de bruit. La curiosité l'emporte sur la peur. J'ouvre, doucement. Je passe la tête. Je n'y crois pas... c'est Lui
Je suis frustrée par cette histoire sans fin!!!!!!!!!!!!!!
C'était une super idée, et j'ai vraiment envie de connaitre la suite!!!!!!!!!!!!.. dommage que le jeu soit terminé!!!
Pourquoi ne pas proposer de le continuer??? c'est sans fin, mais il faut qu'on sache qui est "Lui" etc....
Je suis d'accord avec Calienjumille c'était un concours bien sympa qui change de ce qu'on voit d'habitude, j'avais pas bien compris qu'on pouvait jouer plusieurs fois, tant pis, si tu re-proposes le délire je reviendrais jouer même pour des prunes !
Des bises à toutes !