Partager l'article ! Des idées noires...: Ca a commencé pendant la grossesse. Des images fulgurantes, comme ça, hyper trash, d'un bébé mort, de sang, de fausse c ...
Ca a commencé pendant la grossesse. Des images fulgurantes, comme ça, hyper trash, d'un bébé mort, de sang, de fausse couche tardive. D'un accouchement qui donne naissance à un bébé mort.
Ca a continué après, les premiers jours surtout. Des fugurances encore, un réveil en sursaut pour m'assurer qu'elle respire encore, la subite conviction qu'elle a cessé de respirer dans l'écharpe, que son coeur s'est arrêté de battre dans le silence. L'impression en pleine nuit qu'elle est toute oedématiée, morte étouffée sous les couvertures ou sous mon poids.`
L'image d'une voiture qui fonce dans le siège auto quand je traverse en le tenant à la main, ou d'un camion qui heurte ma voiture de son côté.
Je sais, j'attaque fort pour un lundi, j'ai hésité, mais c'est pas pour vous ruiner le moral, hein...
Juste je ne crois pas être - beaucoup - plus tarée qu'une autre.
Je pense que ces idées noires font partie du package.
Le package zéro sérénité de la mère.
Mais, surtout, le package alerte danger warning qui, je pense, se met naturellement en place pour que la mère veille sur son petit à tout instant.
Pour éviter à son petit tout ce qui est évitable.
Mais parfois, ça n'est pas évitable.
Quand ces instants de peur viscérale sont passés, quand la seconde d'après je vois que tout va bien et que ce n'était qu'une vilaine ombre au dessus de la tête de mon bébé, ou plutôt dans ma tête
à moi, je pense à toutes celles qui basculent dans le vide et sombrent dans le cauchemar.
Je pense à elles, toutes, et je pense à Ginie, surtout.
Aujourd'hui c'est à elle que je dédie ce billet, c'est bien peu et ça ne ramènera pas son fils...
Et à travers elle à toutes celles qui ont perdu un enfant.
Ma mère m'a toujours dit "Perdre un enfant, c'est ce qui peut arriver de pire".
Je la crois, car elle sait de quoi elle parle.
Moi, je ne veux plus d'une vie sans Barbie Sumo Bordel.
Oui, c'est vrai que la mort d'un enfant est horrible !
J'ai des amies qui sont passées par là, ma tante également on ne s'en remet pas :(
Je n'ai pas encore d'enfant mais je suis déjà folle d'inuiètude avec mes animaux... donc je serai une maman inquiète je pense !
Courage à ton amie...
Je crois que devenir mère, c'est se mettre à angoisser à chaque instant pour son enfant et malheureusement qu'il soit petit ou grand, voir pas né, nous ne sommes jamais à l'abri d'un drame... Il y a tellement d'exemple autour de nous ...
ça oui! les idées les plus terriblement noires peuvent venir nous hanter pendant la grossesse et ensuite... c'est pas fini...
On comprend mieux nos mères n'est ce pas? et on se revoit qd enfant, ado... on lui disait de nous laisser tranquille quand elle nous rabachait "attention à çi à ça"
perso quand mes filles sont enrhumées j'ai tellement peur qu'elles ne respirent plus que j'ai beaucoup de mal à dormir!! tellement peur de la mort du nourrisson
Je crois que quand on donne la vie on est tjr en alerte comme tu le dis! et il est terriblement atroce qu'encore aujourd'hui des petites vies s'éteignent sans que l'on sache pourquoi...
Mes douces pensées pour toi amie et sa famille
Merci.
(touchée)
Je suivais le blog de Ginie l'année dernière... L'annonce de sa grossesse et puis soudain, le drame... Je m'en rappelle encore. On devait être en août & je lis ce terrible post "tu ne seras pas un homme mon fils". Cela m'a bouleversé, je n'ai pas réussi à le lire en une fois...
C'est injuste, je ne trouve pas les mots...
Je pense qu'effectivement il n'y a rien de pire que de perdre un enfant... son enfant...
J'ai une copine qui a vécu le même drame...
C'est horrible à dire, mais ça arrive... La grossesse reste un moment magique, mais tant qu'on n'a pas son enfant dans les bras, tout peut basculer... C'est si fragile.
Moi aussi, j'ai des images trash qui marrivent de temps en temps... En ce moment, c'est la peur que ma fille tombe par terre : c'est du marbre, alors j'imagine qu'elle éclate en morceau au sol : berk, le cauchemard...
En effet être parent, c'est le début des angoisses, le début des cheveux blancs, le début des ulcères à l'estomac...
Mais bon, à côté de ça pour 3 milliards de tonnes d'amour !
Bises à barbie sumo & à mère bordel !
Ptain alors toi tu sais tirer là où ça fait mal (et pas à blanc) !!!
Tant que j'étais à la mater', ça allait, mais une fois revenus à la maison... Elle dormait dans sa chambre dès le premier jour, et quand j'y repense j'aurais dû faire du cododo parce que je voyais des images horribles derrière cette porte, tout en sachant que ça ne pouvait pas être vrai (j'ose même pas écrire quoi...)
Et maintenant qu'elle va commencer à marcher, dans ma tête je la vois tomber la tête la première sur le pied en fer du bureau, ou bien le matin en l'amenant chez la nounou j'ai parfois la pensée saugrenue que je ne la reverrai pas...
Donc oui en devenant mères on devient tarée, on pense malgré nous à l'évènement qui pourrait vraiment nous faire basculer dans la folie pure, mais pourquoi ? Rien ne pourrait nous préparer à ça.
J'ai découvert le blog de Ginie avec le billet où elle relate la perte de son fils, billet relayé à l'époque par un autre blog, et ça m'a tellement fait pleurer, pour moi, qui avait déjà ma fille et qui ressortais mes angoisses, mais surtout pour elle, pour cette blessure à vie, cet évènement que personne, même notre pire ennemie, ne devrait connaître, pour ces tripes arrachées.
J'admire Ginie pour s'être relevée. On me dira peut-être "mais il faut bien", mais n'empêche.
Merci Mère Bordel pour tes tribunes qui me permettent de dire des choses ici que je n'aurais jamais pu mettre sur mon blog.
Tendres pensées pour toutes les mamans, leurs enfants et leurs anges.
Le coup de poing à l'estomac, à chaque cri, pleur, chute .... Pfffff ....
C'est ça. Exactement ça.
Comme j'ai failli tourné dingue après n°1 (tout pareil, angoisses de mort dès le début de la grossess), pour n°2 j'ai entrepris une thérapie (vu que lui pour le coup il est vraiment passé pas loin de la mort) et c'est bien. Je continue même si ça va mieux. C'est ma bouée de secours.
J'ai toujours dit que je me suiciderai si je perdais mon enfant. Et c'est pour ça que j'en ai fait un autre. Pour être obligée de rester. Sauf que j'ai multiplié les risques de malheurs par 2.
Fin bref.
Merci pour ce billet.
Et cette phrase atroce mais tellement vrai... "Donner la vie, c'est donner la mort"...
Eh ben. on les a toutes eues je crois ces saletés d'idées noires... je les ai encore aussi après deux ans, bientot 3 pour Dark Vador : le voir fauché par une voiture juste quand on traverse, le voir se noyer dans la rivière qui est près de la maison quand on se promène au bord.
enfin... je crois qu'au final on est toutes pareilles!
Devenir maman c'est en effet cesser de dormir sur ses 2 oreilles... C'est inimaginable de perdre un enfant, quel que soit son âge, quelles que soient les circonstances, c'est inhumain.
Grosses pensées à toutes les mamans qui ont connu un tel drame.
Je l'ai vécu .. J'ai perdu mon enfant a presque Trois Mois ... J'avais reussi pratiquement a passer le cap des Trois mois ... J'ai presque reussi à Passer le Cap des Trois mois Quoi.
Mais Je vis, jespere chaque mois qu'un nouveau ++ fasse parti de ma vie, a nouveau.
Bisous Mère bordel a toi et Ta puce !
Merci, je me sens moins seule avec mes angoisses... Au début je pensais qu'elles me quitteraient au bout de quelques semaines, ou quelques mois... 13 mois plus tard, elles sont toujours là et ne me quitteront jamais je le crains...
Je me demande souvent, et si ça m'arrivait à moi, à nous? je ne sais pas quelle serait ma réaction. Vivre sans mon bébé. Je ne crois pas y survivre moi-même.
Rien que d'y penser, les larmes montent.
Une énorme pensée à ces mamans, papas, frères et soeurs qui ont vécu ce drame... Je n'ose même pas leur dire bon courage ou les mots d'usages qui me paraissent si stupides. Les mots n'existent pas alors juste "on pense à vous".
Quand je parle de ces angoisses au papa, sa réponse est que je suis dingue, depression post partum (mais bien sur, je n'ai jamais été si heuresue, épanouie...), je devrais voir un psy, voir que notre merveilleuse princesse grandi comme une reine et n'est jamais malade, ... blablabla...
Je le sais, mais dans ma tête résonne un "mais si..."
Ton post decrit exactement ce que j'ai pu ressentir quand j'etais enceinte et à l'arrivée de mon fils. La peur de le perdre. Je suis allée sur le billet de ginie, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, comme à chaque fois que je lis un blog sur un enfant parti rejoindre le ciel.
C'est vrai que ça plombe pour un lundi mais il ne faut pas se voiler la face, c'est tellement vrai... Tu as encore une fois très bien écrit cette vérité universelle : perdre un enfant, c'est la pire chose qui puisse arriver. Mes parents aussi m'ont souvent dit ça, sans l'avoir expérimenté mais le simple fait de l'imaginer devait les faire se sentir au 36e dessous... et je sais aujourd'hui à quel point ! Je n'y survivrais pas non plus. Je comprends aussi maintenant combien il doit être difficile pour des parents de survivre à cela même pour l'amour des enfants qui restent.
J'ai pleuré devant le billet de ton amie Ginie, c'est horrible, c'est injuste, c'est insupportable rien que de le lire...
Et ça dure toute leur vie, toute la notre.
Et ça se multiplie par le nombre d'enfants...
On n'est pas sorties !
Merde, je suis en train de chialer!
C'est vrai qu'on ne nous le dit pas, cette angoisse qui JAMAIS ne nous quittera. J'ai espéré, quand ma grande est née, que cette sourde angoisse, omniprésente, passerait avec le temps.
Ca ne passe pas. Je l'imagine trébuchant dans les escaliers à l'école, se faire emporter par une voiture en traversant pour aller à son cours de musique (elle y va seule depuis qu'elle a 10 ans, c'est à 300 mètres...)
J'imagine qu'après, on les imagine se tuer au volant, faire un coma éthylique ou que sais je encore...
Perdre un enfant est ce qu'il y a de plus terrible, je ne souhaite jamais être confrontée à un tel drame.
Et depuis août dernier, ce jour où j'ai lu le billet de ma jolie Ginie, chaque jour, j'ai une pensée pour elle et son fils.
C'est le revers de la médaille quand on devient maman, on angoisse !!!
J'aimerais pouvoir mettre mes loupiots dans une bulle pour qu'ils soient bien à l'abri, mais c'est impossible !!!
Quand ils partent sans moi, j'ai toujours une petite boule au ventre et pourtant je sais que je ne pourrais pas prévenir tout les événements qui arriveront, donc la ou pas c'est pareil !!!
Heureusement que leur rires nous font oublier nos angoisses quelques temps !!!
bonne journée (pleine de sérénité) !!!
Pareil même ici. Pas une journée sans que je n'imagine la perdre. Pas un jour où quand elle part avec son père chez la nounou je ne lui dise au revoir en me disant que ça pourrait être la dernière fois. 'tain je suis grave, je sais
Et c'est valable pour son père (mais dans une moindre mesure tout de même). J'imagine qu'il se fait pousser sous le métro..
Mais bon faut faire avec hein ? Et dans 10 jours on laisse notre puce à la maison avec sa grand-mère (en qui j'ai une absolue confiance, je tiens à le préciser) pendant 2 jours pour un premier week-end en amoureux depuis 21 mois et je pense que je vais stresser un tantinet
En tout cas ça me rassure tout de même de voir que je ne suis pas la seule à psychotter...
Ouais c'est l'horreur. Et c'est tellement contre-nature, l'enfant devrait jamais s'en aller avant les parents.
Je ne l'ai pas vécu. Mais ma mère oui. Ma petite soeur, partie quelques jours avant sa DPA... une blessure ouverte qui s'apaise avec le temps mais qui ne se referme jamais.
On se demande où est passé ce petit être humain. Je me suis mise à croire fort au Paradis et j'y crois toujours. Ma petite soeur je la retrouverai un jour, c'est une certitude.
En janvier dernier j'ai des amis qui ont perdu leur fille, elle avait à peine 2 mois de plus que Pimprenelle. Ca m'a traumatisé. J'ai passé 15 jours à cramponner ma fille en me disant que bordel, fallait vraiment savourer chaque instant comme si c'était le dernier.
Mais il faut vivre et balayer ces pensées. En hommage à tous ces parents, ces mamans, qui souffrent le martyr, on se doit d'être heureuses parce que nous ça ne nous est pas arrivé et ils aimeraient tellement être à notre place.
Toute ma tendresse aux parents amputés de leur enfant.
Et bien moi, je vais te remercier pour ce billet, Mère Bordel ! Parce que grâce à toi, je sais maintenant que je ne suis pas folle, que je ne suis pas la seule à avoir ces espèces de cauchemars éveillés. Avec parfois la terreur étrange d'être subitement devenue devineresse, et qu'au lieu de cauchemars, ce sont des prémonitions.
L'horreur arrive aussi quand on ne s'y attend pas. Doit-on pour autant vivre dans la terreur, en espérant ainsi éviter le pire ? Ou profiter de chaque instant de bonheur, en se disant qu'on ne pourra, de toutes façons, pas échapper à son destin ? Je ne sais pas. Je sais juste que parfois, j'aimerais que la boule quitte ma poitrine quand je clipse le siège auto de ma princesse, ou quand elle dort sans faire un bruit.
Ginie, de tout mon coeur avec vous.
Bon, c'est un peu hors contexte, mais sur le même thème, c'est ce bouquin-là qui m'a bouleversé : http://www.penseesderonde.fr/2011/02/le-fils-de-michel-rostain.html
Et Lion, je le connaissais un peu dans la vraie vie. Ce que je ne connaissais pas, c'était imaginer la peine que pouvaient éprouver ses parents. Désormais, je peux imaginer. Voire, je ressens.
Tous les matins avant de les laisser à l'école et à la crèche et le soir avant de les coucher, ou avant qu'elles partent en balade avec leur papa...j'embrasse très fort mes filles en souriant, pour que jamais je me dise "La dernière fois que je l'ai vu on s'est disputé...".
Merci de ce billet, je vois que je ne suis pas si cinglée (ou alors on est toutes folles à lier) d'avoir peur des chutes, des voitures, de l'étouffement, de la mort subite du nourrisson, des maladies... Comme toutes, j'en fais des angoisses et ça ne s'arrange pas du tout avec le temps ...
Toutes mes pensées les plus affectueuses aux parents orphelins...
Je ne veux pas te faire flipper un peu plus, mais ma mère connait une jeune femme dont le bébé (10 mois) est décédé il y a quelques semaines à cause d'un médecin qui ne l'a pas soigné à temps ... pour lui il n'avait rien. La maman a consulté trois fois ce toubib en quelques jours parce qu'elle trouvait que le bébé respirait mal, elle a fini par l'emmener à l'hosto, il est décédé un peu après parce que pas pris en charge à temps. Dix mois ... et en moins d'une semaine, plus rien. Il me semble que le papa rentrait juste de six mois en Afganistan ...
Je ne sais pas trop pourquoi je te raconte ça, en fait, peut-être pour te montrer qu'il ne faut pas trop s'inquiéter parce que de toutes façons, ça ne vient jamais de là où on pensait ?
Des bises à ta pitchoune, profites-en bien avant qu'elle milite pour son indépendance :)
Quand une future maman enceinte me dit : "vivement que j'accouche, je serai plus sereine". Je souris et j'ai très envie de lui répondre : "non, lasérénité c'est fini, tu ne seras plus jamais sereine" On ne dort que d'un oeil, on a toujours une oreille attentive, on s'inquiète 24/24...Même si on sait qu'on ne peut pas être à 100%, on fait tout pour...
Je sais que je ne pourrai pas vivre sans mon fils. S'il lui arrivait malheur, je pense que je serai à enfermer. Je deviendrai folle. OU alors, je me jetterai par la fenêtre. Mais maintenant, je ne pourrai plus vu que le 2e arrive. Faudrait être forte pour le 2e.
J'ai lu l'article de Ginie. Etant enceinte de 8 mois, j'aurai surement pas du...Toutes mes pensées vont vers elle et vers toutes les "mamanges"...
Lorsque l'on devient maman, on ne s'appartient plus vraiment. Cette angoisse lattente, elle est là tout le temps qu'ils soient petits ou plus grands (j'ai 2 ados, je peux te dire qu'elle est bien là !) ; pour le GraindeCafé, oui, je vais voir si elle respire lorsqu'elle ne se réveille pas pour la tétée, ou si ça fait un moment qu'elle ne chouine pas dans son sommeil...
Même combat pour nous toutes.
Merci d'avoir mis le lien vers chez Ginie. Cet été, lorsque le Malheur absolu est entré chez elle, j'étais en tout début de grossesse, je n'ai pas eu le courage d'aller la lire et la réconforter. Je viens de le faire. Je suis en pleurs, mais mes larmes de compation et de tristesse n'appaiseront surement pas celles qui doivent encore couler sur ses joues, ni sa douleur...
Les commentaires sur son billet étant fermés, je passe par chez toi, au cas où elle le lirait, pour lui dire toute ma tendresse et mon affection.
J'y pense chaque instant, chaque minute, même et surtout quand ils ne sont pas avec moi. C'est à se demander comment il est possible d'envisager d'en faire plusieurs sinon de supporter de multiplier sa peur et ses angoisses par autant...
Je ne connaissais pas le blog de Ginie. Gagné, je suis en larmes.
Je crois qu'on a toutes ses idées noires. Avec des angoisses que l'on arrive à vaincre plus ou moins facilement. Depuis l'arrivée de mon fils il y a trois ans je prend le moins possible la voiture et encore moins quand il est avec moi.
VOilà pourquoi les grossesses me stressent. On est jamais sûr de rien que lorsque l'on tient l'enfant dans ses bras. Difficile d'apprendre à vivre avec ce Et si... sans que ça nous bouffe complètement.
Ton billet n'est certes pas gai mais (trop) réaliste. J'alterne entre bonheur et idées noires, persuadée que le vrai bonheur n'est que de courte durée. Et ça me fait flipper, j'aimerais ne pas avoir peur chaque jour que perdre quelqu'un que j'aime, et pas uniquement mon bébé... Malheureusement on ne peut rien prévoir et il faut vivre avec cette putain de trouille au fond de soi.
L'histoire de Ginie m'a bouleversée, je ne la connais que virtuellement mais je pense très souvent à ce qu'elle a subi. J'espère vraiment qu'elle va mieux et va maintenant de l'avant.
Putain mais heureusement qu'il fait beau dehors !
Du moment où il y a presque 17 ans ( putain!!) le Gros a pointé le bout de son énorme tête, j'ai su que plus jamais je ne serais totalement sereine..
Mes grands ça les fait marrer mes grands accès de parano, mais ils savent que c'est de l'amour première pression à froid, du pur, du bon!!!Alors ils jouent le jeu et m'envoie des tonnes de sms pour me rassurer!!
cette angoisse, elle ne nous quittera jamais. c'est ça aussi de devenir maman mais j'ai aussi l'angoisse de ne plus être là pour eux, peut être parce que ça a failli m'arriver.
j'avais lu l'article de Ginie, c'est vraiment affreux.
j'ai connu quelqu'un qui a vécu un drame un peu identique, les médecins c'étaient apperçus à 8 mois de grossesse que la petite avait une trisomie 13. Elle a du accoucher en sachant qu'elle devrait laisser partir sa puce.
Merci à Toi Mère Bordel...ton blog a une réelle portée thérapeutique, bienfaisante pour beaucoup...et en prime souvent beaucoup d'humour, un beau regard sur la maternité, très déculpabilisant et impliquant...
Merci pour ce post et tous les commentaires qu'il fait naître...car on parle très peu de tout ce que la maternité soulève de complètement bouleversant...on recontacte aussi souvent beaucoup de notre histoire familiale, consciente, inconsciente...l'inquiétude fait partie du pack "maternité" mais tout n'est pas inéluctable non plus, heureusement..
Pour Ginie, et pour toutes les autres qui ont vécu cela, j'ai une infinie tendresse, et une admiration sans bornes..
Merci pour elle(s), et merci pour ton comm: Je vais l'envoyer à la sécu pour leur demander une subvention de fonctionnement...
Dans "Ne le dis à personne", que j'ai vu alors que j'étais enceinte, j'ai été frappée parce que dit le personnage de Jean Rochefort. En substance, quand tu as un enfant, que tu sois le père ou la mère, le bonheur s'accompagne toujours d'une angoisse terrible de le perdre. Et c'est vrai que ça commence même avant la naissance.
C'est inévitable. Et c'est effectivement parce qu'on est capable d'envisager le pire qu'on met tout en oeuvre pour les protéger...
Je pense souvent à Ginie aussi.
Penser à elle, et le lui faire savoir, c'est peu mais c'est ce que nous pouvons faire en mode virtuel !
en fait on a peur pour eux ou peur pour nous, peur que la souffrance du fait de leur manque soit trop insupportable?
On a juste peur de la mort, la leur, et la nôtre.
Je pense peu à ce genre de choses. Je sais que ça existe , bien sur, mais je me refuse à l'envisager je crois.
J'ai juste un peu plus peur en voiture ... Il faut qu'elle reste au chaud encore un peu ma mini...
C'est normal de le "nier", c'est une saine façon de se protéger ! Oui qu'elle reste au chaud tout le temps qu'il faudra pour être armée...
Le problème avec les enfants, c'est que l'on n'imagine pas avant d'en avoir, pouvoir aimer autant quelqu'un d'autre que soi-même. Pouvoir aimer quelqu'un d'autre plus que soi-même, au point de mourir pour cet autre s'il le fallait. L'amour d'une mère a quelque chose d'infini et de vertigineux...
Et qui croît avec le temps...
Tu parviens vraiment à mettre les mots sur ce qu'on ressent toutes d'une manière tellement juste et vraie.
Les idées noires, je les ai depuis le jour où j'ai su que j'étais enceinte... et ça continue.
Je pense souvent aux mamans comme Ginie... J'ai pleuré en lisant son texte, je ne la connaissais pas. Les mots me manquent.
Oui, ce texte est un choc, mais un choc nécessaire, je crois, pour soutenir les gens qui en ont besoin et relativiser nos grogneries...
avant d'avoir des enfants je ne savais pas ce que je pourrais connaître de telles angoisses...
C'est vrai que c'est fou. Flippant.
...dur et beau
Tout simplement.
Merci à toutes pour vos pensées.
Il y a une phrase que j'ai faite mienne sinon je crois que j'aurais sombré dans la phobie permanente, c'est "la peur n'évite pas le danger".
Essayons de profiter pleinement de ce que l'on a, parce que oui, tout peut basculer d'un coup. Mais cela peut ne pas arriver aussi et ce serait dommage de se gâcher la vie à angoisser.
(dixit la personne la plus anxieuse et phobique du monde)
Et la plus drôle, et la plus forte.
Encore et toujours de tout coeur avec toi.
J ai pleuré en lisant le témoignage de Ginie, je ne sais pas si il y a des mots qui pourait soulager quelqu un à qui il arrive cela.
On ne se rend pas compte de la chance qu on a quand tout se passe bien malgré les quelques désagréments de fin de grossesse.
J ai honte de m être plainte...
Tu n'as pas à avoir honte, mais je crois que c'est bien de garder dans un coin de nos têtes que nous avons beaucoup de chance...
Je pointe dans les tarées qui imaginent les pires scénarios catastrophe et inquiètude permanente !
C'est terrible et si irrationnel mais en même temps tellement humain qu'il faudra bien qu'on vive avec !
Oui, on n'a plus le choix !
Ca m'a mis les larmes aux yeux, rapport à Ginie et à son texte si éprouvant, et rapport au fait que même en étant pas maman, je pense aussi que perdre un enfant qu'on a mis au monde est la pire chose qui peut nous arriver dans la vie. Donc respect à celles et ceux qui surmontent.
Oui le texte de Ginie est bouleversant.
oui, juste l'idée qu'on puisse perdre son enfant (ce n'est pas une question d'âge, les miens ont 19 et 17 ans et pas un jour ne passe sans que je pense à ce qui pourrait arriver à l'un qui vient de partir en scooter ou à l'autre qui est en bringue et rentrera au milieu de la nuit - ça fait partie du package, c'est exactement ça - d'ailleurs je pense qu'il faut être viscéralement masochiste pour faire des gosses, mais c'est un autre débat) est insoutenable.
je voulais te dire que je ressentais la mm chose, et que ça ne s'arrête jamais, je voulais te dire...plein de trucs...mais j'ai été lire ton lien, et là juste je pleure, putain je pleure de cette horreur, je pleure pcq c ma plus grande angoisse. in utéro ou pas, perdre un enfant, c'est ce qu'il y a de pire, et ce sont des idées qui me viennent trop souvent, et je me demande toujours comment on peut survivre à ça...
je n'ai pas été capable de mettre un com sur son blog, des mots tellement dérisoires, d'une banalité qui ne seront jamais à la hauteur de sa souffrance...
merci à toi de lui avoir fait cet hommage
On ne peut pas s'empêcher d'avoir peur pour nos enfants, et je dois dire : heureusement !
Encore aujourd'hui, j'ai flippé : première sortie scolaire (elle est en petite section) direction le cirque en bus. Alors, tout y est passé, de l'accident de bus, au fait qu'elle se perde, jusqu'aux lions qui pourraient la manger (oui, je sais...).
Nous sommes légitimes. Mes enfants ne sont peut-être pas tout pour moi, mais il sont énormément !
Je ne peux pas imaginer ce que c'est de perdre un enfant, mais l'article de Ginie m'a bouleversé... Une petite pensée à toutes ces mamans...