Aujourd'hui, c'est la célébrissime Mère Joie qui nous gratifie de sa prose, avant de filer tout droit rejoindre la moitié de la blogo dans l'Sahel.

Sauf que LMJ, ben je crois qu'elle va jamais revenir, parce que là, c'est juste TROP !!!

Vous pouvez toujours envoyer vos participations à maispourquoijedeviensmerebordel@yahoo.fr et me raconter vos plus grosses affiches, avec ou sans mioches !

 

 

 

Chère Mère Bordel,

 

Plutôt que de laver à la main mon unique soutien-nénés dans lequel je rentre mes miches avariées et ainsi éviter que ces dernières ne se barrent de celui porté actuellement pour trôner mollement sur mon bureau en contre-plaqué, j’ai préféré te raconter une histoire.

 

C’est l’histoire d’une mère dont les mioches lui ont, pour le moment, pas encore vraiment foutu la honte because quand l’aînée pète à table devant les invités en laissant échapper un « Oups ! » gêné, je suis la première à me gausser (j’ai un humour du tonnerre).

Certes, j’ai nettement moins ri quand, en des temps anciens où nos finances nous permettaient encore de nous restaurer dans de bonnes brasseries, la même Fräulein (car je n’ai qu’une fille) demandait toujours en plein repas à déféquer.

Et qui qui s’y collait entre le ris de veau et le fromage ?

Ca commence par L et ça finit par J.

Un standard, la bouse aux chiottes où elle mettait un certain temps voire un temps certain à larguer l’étron alors que la poignée de porte s’agitait frénétiquement sous mon œil impuissant et mon odorat au bord de l’agonie !

Oui, je devais m’enfermer avec elle dans un sombre mètre carré, la petite ayant peur d’être seule à l’intérieur des toilettes.

Et la sortie des waters était pour moitié un soulagement et pour moitié un grand moment de solitude maternelle en me faufilant avec la petite Bleue le long de la queue pour le WC unique et putride.

 

Donc nous ne parlerons pas de cela mais de ce jour d’hiver où ma troupe composée à l’époque du Légionnaire et de Mademoiselle Commandante se demanda si j’étais bien saine d’esprit et me rejeta ensuite comme une malpropre.

 

C’était l’année du grand tube intersidéral de Fatal Bazooka "Fous ta cagoule".

Bon moi dès qu’il y a une connerie, faut que j’adhère, tu penses.

Aussi, je poussais sans cesse la chansonnette avec l’air débile de Mickael Youn.

Cet après-midi-là, je me balade sur l’avenue, le cœur ouvert à l’inconnu, mes deux GI derrière moi.

Bon Dieu qu’il pèle !

On se croirait dans le trou du cul d’un pingouin.

Je me chante en boucle dans ma tête « Ou t’auras froid, t’auras les glandes, t’auras les boules ! », tout en relevant le col de mon manteau.

Je me marre toute seule avec mon nez rouge.

J’avance, j’avance de plus en plus vite, faut que je me réchauffe là, il caille de plus en plus.

Pis, je sais pas, une subite envie de faire une blague.

D’un bond féroce, je me retourne, saute littéralement sur mon Légionnaire et Mademoiselle Commandante en leur hurlant comme une sauvage « Fous ta cagoule ! ».

Là, je réalise.

Ils sont trois mètres plus loin, pliés en quatre.

Les deux femmes que je viens d’agresser pressent le pas en se serrant l’une contre l’autre et se réfugient sous la première porte cochère.

Les passants me regardent bizarrement.

Je m’attends à voir débarquer un car de CRS d’une minute à l’autre.

Au secours ! Je rejoins ma troupe pour me rassurer.

Elle me lance « Ohé, va-t-en, nous on te connaît pas ! ».

A 16h30, il me manque vraiment une cagoule.

 

cagoules-modif-copie.jpg

 

Et, pour le plaisir d'ouïr la richesse du répertoire de la Mère Joie..

 

 

 

 

Le petit vote quotidien chez Cosmo c'est par là !

 

ET

un vote unique si ce n'est déjà fait par ici !

 

GBA.jpg

 

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Retour à l'accueil