Je squatte tellement sur mes comptes Facebook et Twitter que j'en oublie de relayer des infos ici même...

La semaine dernière, j'ai été contactée par Canal + pour venir parler dans la Nouvelle Edition de ces fameuses 400000 places en crèche manquantes en France, une des raisons de ma grande colère professionnelle ces dernières années, qui n'est pas étrangère à mon envie de quitter le métier de directrice de crèche.

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Je suis en effet infirmière puéricultrice de formation - pour ceux qui me découvrent ou avaient loupé mon coming-out de blogueuse au bout d'1 an et demi d'anonymat acharné - et après plusieurs années à l'hôpital, j'ai dirigé une grande crèche associative parisienne pendant 5 ans.

Passer des semaines à devoir choisir quelles familles "mériteront" le plus d'obtenir une place, alors que c'est juste un droit, c'est très vite devenu inacceptable.

Le sujet dure une petite dizaine de minutes et commence à la minute 9, pour les plus impatients.

 

 

N'hésitez pas à rejoindre le collectif "Crèche qui se passe ?" et à signer la pétition en faveur de la création d'un service public de la petite enfance qui permettrait d'accueillir, un jour, tous les enfants dont les familles le souhaitent.

Si vous le souhaitez, vous pouvez partager ici votre histoire avec la crèche, bonne ou mauvaise, et à me poser les questions que vous voulez.

S'il y a un bénéfice secondaire immédiat des histoires de crèches clandestines, c'est que les médias s'intéressent beuacoup au problème en ce moment, même s'il est loin d'être nouveau : le moment de faire bouger les choses et de ne rien lâcher !

Si aujourd'hui, j'ai pris un autre chemin professionnel, ça n'en reste pas une cause qui me tiendra toujours profondément à coeur, et je suis très heureuse de trouver une autre façon de militer pour que choisir un mode de garde de qualité et obtenir une place ne soit plus un luxe et que l'intérêt de l'enfant soit au coeur des réflexions, bien avant les considérations économiques.

Et puis, nos gosses ne sont pas fous : si on ne leur paye même pas une place en crèche, on pourra se brosser pour nos retraites...

Oeil pour oeil, dent pour dent !

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