Il y a un an naissait Miss Bordel.

Je m'en souviens comme si c'était hier, et comme si c'était il y a des siècles en même temps.

C'est hier et lointain à la fois.

Mi rêve, mi cauchemar.

Il y a un an, jour pour jour, j'attrappais Miss Bordel qui quittait mon corps et je fondais en larmes en la serrant contre moi.

Son père paralysé, droit comme un I géant à mes côtés.

Un an, déjà, qu'à eu lieu un événement qui a buzzé - pour des raisons qui m'échappent encore - sans que personne n'en sache rien, en fait.

Un an, déjà, que ma fille a failli être emportée avant que je ne la rencontre.

Un an que j'ai eu la peur de ma vie, puis le plus grand bonheur, en l'espace de quelques heures.

Il y a un an, les sage-femmes ont été 3 à la mesurer tour à tour, pour vérifier qu'elle faisait bien 59 cm.

Depuis un an, j'en ai bavé, j'ai ri, j'ai eu envie de tout larguer, j'ai pleuré - de joie, de rage, de chagrin, de soulagement, d'épuisement.

Je ne vois plus le temps passer.

Tout a plus de sens.

Je n'ai plus assez de temps pour moi.

J'aime passionnément être avec elle.

J'aime passionnément être un peu seule.

Et par, dessus tout, j'aime la retrouver.

Miss-Bordel.jpg

Depuis un an, tes bras autour de mon cou, ta peau que je respire, ton rire à mon oreille, ton oeil qui pétille de la connerie que tu prépares, ces airs troublants qui me rappellent moi petite, tes bras tendus vers moi, le son de tes "Pôpa" ou de tes "Mamaman", ta tête lovée sur mon épaule, ton air concentré quand tu joues, ta moue délicieuse quand tu dors.

Je suis guimauve et mièvrerie.

365 jours de vie seulement et tu fais de moi une chiffe molle.

Molle, mais tellement heureuse de partager ta vie.

Bon anniversaire, merveilleuse Miss Bordel 3.0.

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