Sortir de sa zone de confort.

Aller à la rencontre de...

J'aime passionnémment avoir à partir à un endroit que je ne connais pas, où je ne connais personne, seule.

Il faut dire que j'ai moins saisi ces occasions depuis un certain 26 novembre 2010, jusqu'à récemment.

Et s'il y a bien une chose qui revient au galop après une séparation un nouveau départ, c'est l'envie d'aller vers les autres, surtout quand on est une créature hautement, profondémment, passionnément sociable.

Jeudi dernier, je suis partie pour le salon du livre de Genève où j'étais invitée à présenter mes livres autour de la thématique "Les mères peuvent-elles tout dire".

L'occasion pour moi de rencontrer de nombreuses nouvelles personnes...

Il y a eu Thomas et 3 heures d'échanges et de rires dans le TGV. Notre voisin de carré à quatre en a déménagé en cours de route...

Le lendemain, Nathalie, mon merveilleux chaperon franco-suisse, qui m'a appris comment savourer un "déci" de bon Merlot Suisse...

L'adorable Madame Sioux, qui a bravé la pluie pour venir à ma rencontre, et dont j'ai enfin découvert le doux visage, après trois ans d'échanges virtuels.

Daniel et sa femme, personnages souriants et hauts en couleurs, pour une interview intense & connectée pour le site France Loisirs Suisse. (Interview dans l'onglet "Salon 2013" puis faire défiler jusqu'à "Muriel Ighmouracène")

Drôle comme on se reconnaît les uns les autres quand on se ressemble..

Et puis il y a eu Fabien, mieux connu sous le nom de Grand Corps Malade.

Je soupirerais presque amoureusement si je n'avais une immense compassion pour la femme de sa vie, qui doit être blasée que la moitié (les trois-quarts ?) de la population francophone mondiale soit sous le charme de son mec...

J'ai toujours beaucoup aimé ses textes (ceux de Fabien, je ne connais pas ceux de sa femme, hein...), sa vision de la vie, sa façon de transformer le mal en or.

Sans doute cela qui éclaire son visage comme si 15 spots étaient braqués sur lui en permanence alors qu'en fait... Non...

Il a sorti lui aussi un livre, "Patients", que j'ai commencé à lire et vous recommande chaudement.

Il y raconte son parcours après l'accident qu'il a subi il y a une quinzaine d'années.

Je lui ai offert mes livres, car je le sais papa, et il m'a dit s'intéresser à tout...

 

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"Waouh, t'en as écrit 2 !" dit-il...

 

Grand-Corps-Malade-2.jpg

"Oui, mais moi je ne slamme pas !" (et heureusement pour tout le monde...)

 

En plus, ça ne servirait à rien, parce qu'il dit mieux que moi ce que je ressens et qui je suis :

 

  "Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal,

Et l'existence est fragile comme une vertèbre cervicale,

On t'a pas vraiment menti, c'est vrai que parfois tu vas saigner,

Mais dans chaque putain de vie, y'a tellement de choses à gagner.

J'aime entendre, raconter, j'aime montrer et j'aime voir,

J'aime apprendre, partager, tant qu'y a de l'échange y'a de l'espoir,

J'aime les gens, j'aime le vent, c'est comme ça je joue pas un rôle,

J'ai envie, j'ai chaud, j'ai soif, j'ai hâte, j'ai faim et j'ai la gaule.

J'espère que tu me suis, dans ce que je dis y a rien de tendancieux,

Quand je ferme les yeux c'est pour mieux ouvrir les cieux.

C'est pas une religion, c'est juste un état d'esprit,

Y'a tellement de choses à faire et ça maintenant je l'ai compris.

Chaque petit moment banal, je suis capable d'en profiter,

Dans la vie j'ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer.

Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c'est pareil,

J'ai tout le temps l'oeil du tigre, et je dors sur mes deux oreilles."

 

Grand Corps Malade, extrait du slam "Je dors sur mes deux oreilles", en préface du livre "Patients"

 

 

 

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