Partager l'article ! Remballe tes fleurs et tes "Bonne fête" !: Car non, aujourd'hui, définitivement, ce n'est pas la fête. Il y a la journée du handica ...
Car non, aujourd'hui, définitivement, ce n'est pas la fête.
Il y a la journée du handicap, celle du sida, le téléthon, et la journée internationale de la femme.
A croire que la féminité est une maladie. Et le féminisme un symptôme ?
Non, pas de fête aujourd'hui, juste un rappel que 51% de la population mondiale est moins bien traitée que les 49 autres, pour qui ce n'est déjà pas la panacée.
Et que nous sommes, nous les femmes, parfois consentantes, à divers niveaux de conscience. En fait, nous le sommes souvent.
L'égalité des sexes n'est ni seulement un affaire de femmes, ni seulement une affaire d'hommes.
Le premier domaine où nous devrions être égaux, c'est justement la défense de nos droits mutuels.
A nous, aussi, de ne pas relayer les discours machistes et nous y soumettre quand ça nous arrange.
Il n'y a certes pas de domaines réservés aux hommes ou aux femmes, mais il y a des domaines que certains ou certaines s'octroient. Ce n'est pas une affaire de sexe, mais une affaire de personne.
Chez nous, c'est moi qui bricole, et lui qui cuisine.
La pâtisserie, c'est son truc, moi je préfère jouer du marteau.
Non pas que nous soyons un modèle de partage des tâches parfait, bien loin de là.
c'est une lutte mutuelle de tous les jours. J'aimerais clamer avec fierté, comme le font certaines, à quel point tout est partagé à la maison, voire que j'en fais moins que lui. J'ai parfois l'impression de m'être fait duper, d'avoir raté mon féminisme.
Pourtant, l'homme y met de la bonne volonté. Vraiment. Je le dis parce qu'il fait à manger là pendant que je peux taper ce billet. Si j'étais dans un jour d'overdose de chaussettes sales, de cuvette relevée et autres poils balladeurs, je l'assassinerai, mais là, ce n'est pas le cas, j'ai toute ma raison, et je ne peux pas l'accabler de tous les maux.
L'homme est de bonne volonté. C'est juste qu'il y a des générations d'hommes et de femmes avant lui qui trouvaient tellement normal que le rôle des femmes soit exclusivement de rendre la vie de l'homme plus belle, que lui-même a besoin d'un effort intellectuel, de fugues à répétition de sa femme, d'engueulades corsées et de se taper exceptionnellement toutes les tâches ménagères de la baraque pour se souvenir que non, ce n'est pas normal.
Que ce n'est pas normal qu'au lieu d'écrire, de lire, de twitter, d'échanger sur du futile ou de l'essentiel, de consulter les résultats d'études récentes diverses et variées, de s'intéresser à la politique, au développement durable, aux nouvelles alternatives économiques, à une certaine spiritualité, les femmes perdent chaque jour un peu plus leur temps dans des tâches rébarbatives. Car non, les femmes n'aiment pas plus que les hommes les trucs chiants. Comme tous les êtres humains qui vont à peu près bien, les femmes aiment le plaisir, le sexe, la bouffe, jouer, jouir, le bon vin, rire, sortir, et fêter tout ce qui fête (donc pas la journée de la femme, on en revient toujours au même).
Un soir, justement, il y a quelques mois, au détour d'une conversation avec une copine, mère de 3 enfants, deux filles et un garçon, j'ai réalisé l'ampleur du chemin à parcourir.
D'ailleurs, je crois bien que c'est au soir du 8 mars, dernier soir d'abus de vin après une soirée débat féministe, avant que je n'apprenne ma grossesse.
Elle: "On n'élève pas pareil une fille et un garçon, tu sais ?"
"Bah, quand même, toi qui est sensible au féminisme, tout ça, tu dois faire attention non ?"
"Oui, je fais attention, mais c'est ancré en moi, c'est plus fort que moi. Tu vois, par exemple, si mon fils jouait avec une chaise quand il était petit, je lui disais "Attention, tu vas la casser", alors qu'avec mes filles c'était plutôt "Attention, tu vas te faire mal". Tu vois, c'est presque instinctif. Et quand tu y fais attention, il y a plein de messages au quotidien que tu envoies de façon différente à un enfant fille ou un enfant garçon".
T'as vu, c'est pas des connes mes copines, hein.
Je n'avais jamais réalisé cette évidence. Je pensais que seuls des parents eux-mêmes un peu mysogynes élévaient leurs enfants dans cette direction, mais en fait non, il y a un véritable et puissant inconscient collectif.
L'égalité des sexes ce n'est pas seulement, bien sûr, le partage des tâches domestiques ou l'éducation d'un enfant. En ce domaine, je crois, j'ai l'impression, je veux croire que les choses progressent. Les hommes et les enfants, c'est une plus grande histoire d'amour et de complicité que ça ne pouvait l'être avant, du moins, c'est ce à quoi j'assiste du haut de mes 3 petits mois de maternité, et c'est top. Même si je regrette que les progrès de la science n'aient pas encore permis que je ne sois pas la seule source de lait humain de mon foyer. On en revient au partage des tâches. Partager les tâches ce n'est pas partager 50% de toutes les tâches, mais les répartir le plus équitablement possible en fonction des possibilités et des préférences de chacun(e). Enfin, c'est mon avis, et je le partage (équitablement).
Je nourris notre fille, son père me fait à bouffer.
Au travail. Le sexisme, le machisme, la discrimination au travail.
Ca, ça me fait halluciner.
20% de salaire en moins à poste égal. Mais pour quelle RAISON ? Une femme aurait moins de VALEUR ? Elle est au même poste, mais n'effectue pas la même somme de travail ? Celui-ci est-il d'une qualité inférieure ?
Mais que fait-on pour s'insurger contre ça ? On fait une grève des femmes, toutes ensemble, illimitée, jusqu'à augmentation de salaire de 20% ? Je ne parle pas du nombre de mes contemporaines en situation précaire jetées comme des parasites lorsqu'elles sont enceintes.
Pire maladie que la féminité, pire symptôme que le féminisme: La grossesse et la maternité.
Et dire que même les plus machos des sexistes sortent, englués et sanguinolents, de l'origine du monde.
La même récemment jugée trop obscène sur Facebook.
Nous sortons tous du même trou, et nous finiront tous dans le même autre.
L'oubli des fondamentaux peut parfois nuire gravement à l'équité.
18% seulement de femmes aux postes dirigeants des administrations.
Sans doute est-ce pour cela qu'elles fonctionnent si mâle mal ?
Je préfère, je crois, ne même pas parler de politique, tant il me semble que c'est ce système, tel qu'il est actuellement, qui est obsolète, voué à l'échec, dépassé, nul et non avenu:
C'est un système bancal à réformer pour qu'il soit représentatif, utile et un tant soit peu moins corrompu.
Tant que "faire de la politique", au-délà d'un certain niveau, relève plus d'une ambition personnelle que d'un désir profond d'humanisme, y saupoudrer quelques femmes pas plus inquiètes de leur prochain que leurs homologues masculins ne ressemble pas au remède idéal.
Je ne développe pas non plus sur les thèmes des femmes excisées, celles dont les droits sont bafoués, ou de celles qui se font cogner à longueur de journée, ce n'est pas le but de ce billet, et, pour une (bien trop rare) fois, on en entendra parler toute la journée.
D'ailleurs, je n'ai fait qu'enfoncer des portes ouvertes, et livrer là une réflexion somme toute banale qui transparaît certainement ça et là depuis les - pile - 11 mois que j'écris ici.
Ce billet, c'était juste pour rappeler qu'aujourd'hui, non, ce n'est vraiment pas la fête, pas même sur ce blog où la tendance est habituellement plus funky, parce que je tiens à ce qu'elle le soit.
Mais moi, pour être drôle, j'ai besoin d'être une femme libre, un être de même valeur que les autres, respecté, écouté, libéré du cercle infernal des tâches que la vie nous impose, de celles que la société exige de nous, et de celles que nous nous infligeons sans plus trop savoir pourquoi.
Pour que je sois drôle, (presque) tous les jours, il faut que le féminisme aille tellement de soi qu'il ne soit plus une nécessité.
Que les droits de la femme ne semblent pas si pathologiques qu'une journée leur soit consacrée au même titre qu'une maladie.
Pour que je sois drôle (enfin, pour ceux qui me trouvent drôle, cela va de soi...), il faut que je puisse espérer que ma fille grandisse dans un monde plus égalitaire sur tous les plans. Et qu'elle soit aussi utopiste et grande gueule que sa mère, ça aide à surmonter bien des handicaps, y compris celui d'être une femme dans un monde qui a oublié d'où il vient et comment il perdure...
"m'être fait duper" (le participe passé du verbe faire est toujours invariable devant un infinitif).
Sinon, complètement d'accord sur le fond.
Oui, c'est pas ce que j'ai écrit ? Je vais corriger de ce pas dans ce cas merci de ta vigilance !
Ah ! Je respire à nouveau, quel bonheur ! 1 000 merci
;-)
Je dis oui à ce post.
Et bonne fête hein !
Bah tu vois, moi j'ai trois filles, et je leur apprends chaque jour que la vie est dure et qu'il faut qu'elles soient fortes. Peut-être que si j'avais eu des petits gars, je n'aurais pas agi de la même manière, parce qu'inconsciemment, j'imagine que tout serait plus facile pour eux...
Malgré tout cela, je suis contente d'être une femme & heureuse d'avoir une fille :)
Les choses évoluent, doucement, tout doucement, très doucement mais j'ai espoir qu'égalité, un jour, il y aura.. même si cela est un peu utopique, avouons-le...
Très intéressant ta conversation avec ta copine...
Y'a encore beaucoup de taf... Mais merci pour ce billet poulette!
YEss totalement d accord. Tu t es dechainée sur ce post mdr.. bravo!
... merci....
on t'aime grande gueule !
"Nous sortons tous du même trou, et nous finiront tous dans le même autre.
L'oubli des fondamentaux peut parfois nuire gravement à l'équité."
MdR, j'adore !!
Merci et bons 365 jours
Je dis oui !
Juste une petite anecdote pour rebondir sur ce que tu as écrit : on m'a proposé un job, à 1h30 de chez moi. Mon cher et tendre se trouvant régulièrement en déplacement professionnel, mon fils de 4 ans étant à l'école et à la garderie... cela aurait donc signifié que, le matin, j'arrivais au plus tôt à 9 h (en ayant déposé mon gamin à 7h30 !!), et le soir, j'aurais donc dû quitter mon job à 17h pour pouvoir récupérer mon fils à 18h30. Au delà du fait que cela aurait fait des journées de débile à mon rejeton, et même en étant cadre, quel employeur accepterait qu'une femme en période d'essai puisse quitter son job aussi tôt ? Personne. Or, je crois fondamentalement que l'on n'aurait pas fait de remarques à un homme, parce qu'on aurait trouvé ça extrêmement attendrissant. Dans ma boîte, j'ai été mise au placard à mon retour de congé maternité, et on m'a clairement fait comprendre que je n'étais plus aussi disponible qu'auparavant, plus jamais corvéable à volonté... et on n'aurait jamais fait de remarques de ce type à un homme. Bien entendu, à responsabilité égale, je gagne environ 20% de moins qu'un homme, sinon, c'est pas drôle.
Sans vouloir faire ma suffragette de base, il y a encore du chemin à parcourir dans les entreprises françaises, tout le monde n'est pas si bien loti que ça. Pas seulement les femmes de façon générale : les mères !
Tu ne t'es jamais dis que si les femmes en faisaient plus que les hommes, c'est surement parce qu'elle pense que si elles le font elle même, ça sera mieux fait. Parce que quand j'y repense, c'est trop ça. Quand MMM s'apprête a habiller les enfant " non, laisse, je vais le faire, tu va encore les habiller en clown", quand il veut faire à manger " non, laisse, tu met toujours trop de sel", quand il veut passer l'aspi " Ah non, laisse, l'aspi c'est moi, toi tu insiste pas assez sur le tapis, tu vois, il faut faire comme çaaaaa!" et à la fin de la journée: " pffffiou, je suis claquée, j'ai encore tout fait, franchement t'abuses!"
Quant à la façon d'élever les enfants, saches qu'il y a des choses innées. J'ai eu un petit garçon en même temps que ma belle soeur à eu une fille. Moi je suis très féminine, j'adore le rose et tout et tout, elle, elle est plutôt pas feminine du tout, vieille fringue, pas coiffée...et mon fils dès son plus jeune age, je veux dire tout bébé c'est rapidement intéressé aux voitures, camions et compagnie sans que je ne le dirige en quoi que ce soit. Au même moment, sa fille a elle, était très poupée bijoux, alors que ce n'était absolument pas son truc à sa mère et qu'elle n'avait rien de tout ça a la maison.
Bref, voilà tout ça pour dire que je ne suis pas féministe car je ne me sens pas particulièrement agressée ou dérangée ou moins bien traitée qu'un homme.
Mère bordel présidente ! Tu nous changerai bien tout ça ;)
Bonjour!
Je trouve ton article très intéressant et vraiment très complet. Il est vraiment essentiel, je trouve, et merci de l'avoir écrit!
Personnellement, j'ai la chance de ne pas subir de discrimination venant de mon amoureux. Je ne me suis jamais sentie obligée de cuisiner ou de faire le ménage (d'ailleurs, je ne fais pas le ménage, je déteste ça). Par contre, c'est vrai que c'est moi qui cuisine, parce que j'aime bien, et surtout, c'est vrai que c'est moi qui m'occupe de notre fille et qui prends les décisions pour presque tout. Mais après, est-ce que je le fais parce que ça me fait plaisir ou est-ce que je m'en sens obligée? Je ne sais pas.
Non, là où je subis une pression, c'est du côté de ma mère, eh oui! C'est elle qui me dit que je devrais ranger, passer l'aspirateur ou repasser les vêtements. "Non, mais ton amoureux, il travaille, il ne va pas faire ça!". Bon, ok, là, je suis en congé parental, mais avant même d'être en congé, et quand j'en sortirai, et donc, quand je travaillerai, son discours sera le même.
Bref, même si le combat féministe a permis de faire changer beaucoup de choses, comme tu l'as dit, il reste encore un long chemin!
Merci encore!
Très bien dit ! Punaise j'te kiffe :p
Plus sérieusement je suis tout à fait d'accord avec ton billet.
Je hais la journée de la femme et je hais le féminisme parce que ça ne devrait même pas existé.
Je suis ravie de voir que je ne suis pas la seule à penser qu'une journée de la femme c'est n'importe quoi et que c'est sûrement pas des fleurs qu'on attend.
Je relaie ce très bon article.
Et continue à être en panne comme ça, j'aime !
Très bel article qui nous donne du grain à moudre pour la journée et l'année. Parceque nous avons réussi à atteindre une certaine équité, nous nous devons d'être vigilantes et en particulier dans l'éducation de nos enfants. Nous essayons d'éduquer de la même façon nos 2 filles et notre garçon. Il faut parfois combattre les préjugés de la famille. Lorque mon compagnon a pris son congé parental, ses parents lui ont dit que la place d'un homme n'était pas à la maison et ma mère s'est "inquiété" de l'impact que cela allait avoir sur la construction de la personnalité des enfants... Cela a été chaud. Cerise sur le gâteau, il a eu des difficultés avec sa hierarchie, sa chef lui reprochant de faire passer sa famille avant son travail. En même temps, cela montre, le chemin qu'il est possible de parcourir en une génération!
Bonne fête la Mère Bordel !
Tu m'as coupé la touffe sous les pieds, alors je te mets à l'honneur sur mon blog aujourd'hui ! (si tu veux que j'enlève, dis moi hein…)
Pas grand chose à rajouter si ce n'est de bannir définitivement du vocabulaire "Et ton mec, il t'aide à la maison ?" ou "C'est Papa qui fait du baby sitting ce soir ?"
Parce que NON, les pères ne font pas plus de baby sitting que les mères, ils s'occupent de leurs enfants. Et s'occuper de la maison n'est pas le job des femmes pour lequel elles seraient bien chanceuses que les hommes participent de temps à autre. Tant qu'on pensera comme ça on n'avancera pas !
super billet :) j'ai pas d'enfants alors je commente pas trop parce que bien souvent je n'ai pas d'expérience perso à ajouter mais j'apprécie beaucoup ton ton.
alors là j'en profite!
moi je dis juste waouhhh
Bravo pour toutes ces vérités si bien énoncées!
CARREMENT !
Wouaahou ça déménage ! Bravo, bravo pour le billet. Moi je reste confiante, on les aura. Il faut juste être patiente (pas de trop quand même !!!)
Et bien moi, à la réflexion, ça me stresse davantage, de ce point de vue là, d'avoir un garçon plutôt qu'une fille. Parce qu'une fille, avec tout ce qu'elle m'aurait entendu dire à la maison et ailleurs, elle aurait vite compris qu'elle n'a rien à envier à un homme et que si nécessaire, elle doit le revendiquer haut et fort.
Mais pour mon fils, je vais devoir passer mon temps à réfléchir si je ne suis pas en train de véhiculer des messages sexués (et je l'ai sûrement déjà fait, en gagatisant lorsqu'il levait ses petits poings en l'air à 3 mois et que je le traitais de "boxeur"... je n'aurais sûrement jamais dit ça à une fille !)... bonjour la prise de tête !
Par contre, pour ce qui est de s'impliquer autant que la femme dans la gestion de la maison et du quotidien, je fais confiance à son modèle de père (ouf, c'est toujours ça de pris).
Sinon, très bon billet en effet, comme d'hab. Merci, c'est bon à lire !
Bonjour,
Je vais faire ma bécheuse ... mais les hommes aussi peuvent allaiter.
Je te laisse googler "male lactation"
très intéressante la remarque de ton amie... et moi qui ai les 2, fille et garçon, je confirme. On n'élève pas les deux de la même manière, même si on estime "bien faire" en demandant à un garçon de faire son lit ou de vider le lave-vaisselle !
Très beau billet Mère Bordel et tu as tellement raison c'est hallucinant de voir qu'on est besoin encore aujourd'hui d'une journée comme ça. Je ne me considère pas encore féministe. Je trouve ça abérant les différences de salaire et de responsabilité au travail selon le sexe. Mais je n'aime pas presque me faire incendiée quand je dis que je m'occupe du ménage à la maison. Au delà du sexe c'est aussi une question de personnalité.J'aime faire le ménage ça me détend c'est comme ça.Mon homme bricole, s'occupe des comptes...Oui très cliché Mais on est heureux comme ça et voilà. L'avancement est de se dire que les femmes ont le droit de vivre comme elles l'entendent sans jugement masculin ou féminin.
MERCI
Et merci à ton amie, qui me fait prendre conscience de bcp de choses, moi qui ai 2 mecs, et vais bientôt pondre un GraindeCafé... Vigilence...
Merci pour ce billet.
Au fait, on dit plutôt journée internationale des droits DES femmeS, le collectif Osez le féminisme ! l'explique très bien.
Joli billet, bravo !
J'ai décidé il y a longtemps que c'était ma fête tous les jours, tant je suis fière d'être une femme. Et même si c'est loin d'être parfait, je remercie chaque jour le hasard qui m'a fait naître française plutôt qu'afghane ou somalienne.
Merci pour ce beau billet, qui rend ce blog plus incontournable encore. Et je me permets de répondre que ce modèle idéal d'éducation (au sens large, la société comme nos enfants) existe. Pendant mon enfance, j'ai été éduquée sans réaliser qu'être une fille pouvait être différent d'être un garcon (hormis les caractéristiques physiques, depuis que je suis la mère du Vuvuzela, j'ai bien compris). J'ai juste été élevée avec le credo du "tout est possible". Tu feras ce que tu veux car tu es capable de faire tout ce que tu veux (intellectuellement s'entend), ma soeur pareil. Résultat, aujourd'hui, je suis plus diplomée que mon mari, je gagne plus que lui, je ne le dévalorise pas pour autant, les tâches sont tout à fait partagées et pour ce qui ne l'est pas -> femme de ménage (pas intéressant de mourir la plus riche du cimetière, si dépenser des sous dans une femme de ménage m'apporte de la tranquilité, tant mieux, même si une partie de mon salaire doit y passer), je n'ai eu aucun problème à réintégrer mon poste et j'ai obtenu une augmentation après mon retour de congé de maternité. C'est aussi parce que j'y CROIS. Le plafond de verre dans nos têtes, ce n'est pas que de l'affabulation ou de la déculpabilisation machiste. Je ne me suis jamais imaginée que cela pouvait en être autrement c'est tout. Voilà le message, ne vous posez pas de question, allez-y!
Le pire ennemi du féminisme, ce ne sont ni les fêtes, ni les préjugés, ni les hommes. L'ennemi juré du féminisme, ce sont les femmes elles-mêmes. La représentativité nationale, territoriale ? Les femmes ne peuvent donc t-elles pas élirent des femmes ?
Et vas-y que je t'achète un aspirateur en plastique ou des poupées, ma fille, et vas-y que je t'achète des pistolets et des consoles de jeux, mon garçon... Si les femmes elles-mêmes ne se battent pas contre les préjugés, il ne faut pas s'attendre à ce que les hommes le fassent !!! C'est de bonne guerre, non ? Par exemple : l'Europe veut légiférer pour obliger les assurances automobiles à appliquer les mêmes tarifs, quel que soit le sexe. Qui s'insurge ? Les femmes !! "Ah non, c'est dégueulasse..." E-GA-LI-TE. (non, pas fra-ter-ni-té, la bécasse !).
Pour éclairer la question du féminisme, je vous invite à regarder "La domination Masculine", documentaire drôle et grave qui montre que les fautes sont très largement partagées.
Enlèvons-nous les doigts du c** ! Si on se battait toutes, à notre petit niveau individuel, on pourrait vraiment faire avancer les choses. Mais voilà, dans notre éducation de femme, on a bien pensé à ajouter l'ingrédient-clé (c'est bien foutu, hein ?), tellement courant chez les femmes, tristement : la résignation. Il faut rien lâcher, même si c'est fatiguant. Pas pour nous (ou peut-être un peu) mais pour nos filles et nos fils. (Wahou, moi, cette satanée Journée des droits de la femme, ça me met en forme)
Excellent blllet.
Punaise, j'avais oublié qu'on était payées 20% de moins que les mecs... En 2011.. Bordel! Ce n'est pas le plus grave, mais décidément le plus facile à régler.
J'allaite et écris ce comm. de la main gauche. Il vient de rentrer du travail, passe l'aspirateur, fait chauffer le dîner et viens de prendre sa fille pour aller la changer.
Vous avez dit chanceuse?...
BRAVO et MERCI mère Bordel pour ce texte !
Je suis maman de 2 garçons et parfois je me demande si j'aurais élevé des filles de la même façon...
On a beau refuser de véhiculer des clichés, mon n°1 qui a presque 4 ans joue aux supers héros et m'a expliqué très sérieusement qu'il faut être un garçon pour être un super héros ! Les boules...
Mais bon d'un autre côté, il joue à la poupée et adore promener "sa fille" dans sa poussette !
En tous cas, j'espère que mes fils seront des mecs biens plus tard et j'ose espérer que ça sera un peu grâce à moi ;) !
Moi je n'ai pas de boulot, alors 20% de plus que zéro ça fait toujours zéro.
Puis les femmes au pouvoir, si c'est pour se fader des Alliot-Marie, des Parisot ou celle qui est la reine du sondage en ce moment...ce sont des femmes ça ?
C'est le système qui est moisi et qui favorise des valeurs que l'on identifie comme masculines (genre les dents qui rayent le parquet), mais si on est un homme avec des valeurs dîtes "féminines", alors on est face aux mêmes problèmes.
Sinon je me dis aussi qu'être égaux ce n'est pas être pareils, c'est bien l'altérité, la différence, la complémentarité. Il y a des réalités physiologiques aussi.
Vive la féminité, vive le respect mutuel, le partage et le saucisson !
Je suis d'accord avec toi sur absolument tout. Et aussi avec ta copine. On élève pas pareil une fille et un garçon, même si on le fait pas exprès, une fille c'est plus fragile... et si mon fils me demandait un landau pour noel, j'aurais du mal à ne pas lui répondre que c'est un jouet de fille...
oui je suis d'acc sur à peu près tout !
juste un bémol sur le fminisme qui ne concerne pas toutes les femmes ! et que les tâches chiantes,y'en a qui les aime ! si si , je te jure, j'en connais ! (chacun ses gouts hein !!)
sinon, je ne me dis pas féministe, pcq les féminites tombent souvent dans l'extrêmisme (je ne parle pas de toi hein !!lol). comme tu dis, certaines s'en contentent, d'autres pas. quand à parler d'égalité, c'est assez utopique également. je parlerais plutôt d'équité. pcq on vient tous du même endroit, mais il reste beaucoup de différences fondamentales qui ne changeront pas ! comme tu le cite, la grossesse et la maternité notamment ! qui fait que les femmes ne pourront jamais être l'égal de l'homme ! sans rire, tandis que l'homme (en général) va penser à construire sa carrière, la femme devra la mettre entre parenthèse. s'il y a si peu de femme à des postes élevés, est-ce seulement par sexisme ou par une moins grande ambition des femmes ?? tandis que l'homme partira plus facilement en déplacement, ou rentrera tard à la maison, la femme, ou plutôt la mère partira mons facilement 3 jours par semaine en laissant ses enfants en bas âge, fermant ainsi la porte à pas mal de catégories d'emploi.
le principe est qu'elles devraient en avoir la possibilité, mais les chiffres ne montrent pas si c'est une incapacité à y parvenir par sexisme, ou bien qu'elles le recherchent moins que les hommes.
enfin voilà, c'est l'exemple d'un bémol que je mettrais en cette journée de la femme.
après, de l'équité, du partage des tâches, ça devrait être évident de nos jours, mais ça ne peut pas l'être avec comme tu dis des générations derrière nous ! le partage des tâche qui nous semble évidente du haut de notre trentaine, ne l'est pas du tout au regard de l'humanité. sur 2000 ans, ça fait tout petit hein ! ça fait à peine 50 ans que la position de la femme commence à changer ! c'est peanuts !! mais il faut continuer à se battre, à s'insurger sur les injustices, pour arriver un jour à faire changer les mentalités. Mais je pense que la génération de nos enfants continuera à se battre, ainsi que la suivante, voir plus, avant de pouvoir fare changer un peu. on a déjà fait un énorme pas par rapport à l'inconscient collectif.
enfin bref, il est tard, je crois que je m'embrouille, je ne sais plus si je suis claire. mais merci de ce billet coup de gueule, il n'y a que comme ça qu'on avancera !!
J'aime les coups de gueules bien argumentés :)
et j'adore le "Je nourris notre fille, son père me fait à bouffer." Voiiiiiiilà une belle égalité :D
@Nathalie : mon garçon de 2,5 ans voulait un bébé et une poussette ce noel, je lui ai acheté, il adore ça, et au parc, tous les autres garçons veulent jouer avec finalement :D (son grand frère avait aussi eu sa poussette et son poupon)
Mère bordel j'aime ta grande gueule, ta façon de mettre tes mots sur tout ce qui m'interpelle au quotidien, cet article est juste bienvenue en ce lendemain de "journée des femmes"..
à la maison les choses évoluent à grand renfort de coups de gueule et d'explications en tout genre mais comme tu le dis si bien c'est un combat sans fin..
J'ai engendré un ptit mec il y a bientôt 3 mois et je compte bien lui expliquer les choses pour que ce soit un amour de mec qui respecte les femelles et se bouge le derrière..(pas comme mes 2 ptits frangins qui n'ont jamais carressé le moindre fer à repasser de leur vie..)
Sur ce, passes une belle journée
OK pour la grève ! On y va ?
(pour la grossesse rédhibitoire... c'est l'histoire d'une meuf qui après 5 ans de CDD (si si) ds la fonction publique devait passer titulaire... mais à eu la mauvaise idée de tomber enceinte, crotte. Bon, bah, dégage la meuf. Pas grave, mon crapaud (du même âge que Miss Bordel) va profiter de sa marâtre, qui elle, prépare ses pancartes pour la grève^^ Donne-une date, que je pose un congé... ah non c'est vrai, meeeeeeerde, j'ai pu de taf :)
Juste un grand MERCI pour le ton et les mots employés!
ma crevette a eu 3 mois hier et je me sens imcomprise dans ce monde de femmes, de couches et de maternité qui ne me ressemble pas...
Donc juste merci pour ce blog qui me fait savoir que je ne suis pas seule!
Bien sûr totalement d'accord avec ce que tu écris surtout qu'avec 2 filles et 1 belle-fille, je me sens encore plus concernée. Je n'aime pas du tout cette"journée de la femme" qui est au départ la journée "des droits des femmes" (sacré nuance ...) et qui maintenant est devenu un ersatz de fêtes des mères où on essaye de te vendre du parfum ou des aspirateurs ...
Je suis contre le féminisme et pour l'égalité. Quand je vois mes parents, je me dis qu'il y a du chemin.
J'adore le billet tout en entier mais tout particulièrement cette petite partie-là : "nous sommes, nous les femmes, parfois consentantes, à divers niveaux de conscience. En fait, nous le sommes souvent." Elle fait en effet écho à quelque chose que j'ai dit le 8 dans une discussion sur Facebook (euh oui, je sais, c'était pas malin de ma part) et qui n'a pas été du goût de tout le monde (ce que je peux comprendre d'une certaine façon mais c'est pas grave, je l'ai dit et même que je le pense). Je suis donc ravie de voir que je ne suis pas la seule femme à penser comme ça.
J'ai adoré cette "tirade" !