photo.jpgJe t'ai quittée il n'y a pas si longtemps, un peu moins d'1 mois.

Avec joie, avec soulagement.
J'avais besoin d'un break, vois-tu ?

Et je voyais bien que toi non plus, tu n'en pouvais plus.

Dans ce cas tu sais comme moi qu'il n'y a qu'une chose à faire: prendre ses distances, souffler un peu, laisser passer du temps et revenir ensuite.

Moi, j'ai beaucoup travaillé pendant cette période, tout en gérant Miss Bordel la plupart du temps, car son père est parti se la couler douce travailler à l'autre bout du monde une dizaine de jours.

Il y a bien eu cette courte - et néanmoins merveilleuse - semaine de vacances en famille, juste après notre séparation.
Je t'ai envoyé des photos, tu te souviens ?

Miss Bordel sur la plage en combi UV, chapeau et lunettes de soleil, une vraie petite parisienne sous 40°.

Tu ne me manquais pas, j'étais heureuse pour toi de te savoir libre aussi.

Et puis au retour, j'ai commencé à penser à toi de plus en plus souvent.

C'est que je te vois quasiment tous les jours, d'habitude !

Au fil des jours, ton manque est devenu plus présent, plus vif, plus douloureux.

Aujourd'hui, tu vois, c'est J-12 avant nos retrouvailles.

Je n'en peux plus, j'ai hâte, je pense à toi, je rêve de toi.

Je compte les jours, presque les heures.

Je passe devant chez toi en espérant voir un store relevé, un signe de vie, que tu serais là plus tôt que prévu.

Mais rien.

J-12.

Tu me manques, reviens, réouvre tes portes, j'en peux plus.

Moi aussi je veux me reposer et m'éclater au boulot pendant que tu t'occupes de ma fille.

Je ne veux plus entendre à longueur de journée :

De l'eau de l'eau !

Maman, on y vaaaaaaa !

Debout !

La couuuuuuuuuche !

J'en veux pas !

J'ai pas envie !

Promener, promener !

J'ai pas faim !

Les gommettes ! Les gommettes !

La piscine !

Non, pas les haricots !

Ma poussette !

Non, c'est à moi !

Mamaaaaaaaan (en pleurant) !

C'est MON cahier !

Non, pas le pyjama, garder la robe !

Pas dodo, non, pas dodo !

Les bras maman, les bras !

Dodo dans les bras de maman !

J'ai mal au bidou / à la tête / au genou / au cou (d'affilée) !

 

Crèche, je t'aime d'amour.

Reviens, chérie, l'heure du terrible two a sonné, et je n'y survivrai pas sans toi...

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