Le jour où j'ai (enfin) réussi à lâcher ma (fidèle) plaquette, ou plutôt le jour où mon mec m'a dit (une fois, pas deux) "Allez arrête-moi cette merde on y va" (on est romantiques chez les Bordel), (oui j'arrête avec les parenthèses), c'est que j'étais prête à renoncer à certaines choses.

Temporairement, durablement, ou à perpèt.

Exemples, dans l'ordre:

Les longues nuits de sommeil, du temps pour moi, ma sérénité.

Je ne me lance pas dans une liste exhaustive, je résiste déjà à peine au suicide entre catastrophes naturelles, nucléaires, belliqueuses ou électorales, pas la peine de m'auto-achever.

Non.

Dans les renoncements, j'avais inclus, partiellement, le glamour et le sex appeal.

Je dis partiellement parce qu'à la base je n'ai ni le boule d'Eva Longoria, ni le compte en banque de Madonna, donc encore moins le chirurgien de Cher.

Et puis partiellement parce que je n'y renonce jamais tout à fait, de pathétiques tentatives étant toujours plus glorieuses, à mes yeux, qu'un renoncement total devant l'ampleur de la tâche.

 

Premier trimestre de grossesse, j'ai pris 10 kilos en quelques semaines sans raison (encore) apparente.
Au second, la cause était visible mais l'effet déjà...imposant.

Quant au 3ème, volume de citerne agricole en prévention d'une année entière de sécheresse avec la grâce d'une otarie élevée en captivité par un mollusque, franchement, j'avais lâché l'affaire sur la drague, +25 kilos rapport à mon poids de début de grossesse, sachant qu'en début de grossesse j'en avait déjà 7 de trop, pas besoin de faire maths sup pour capter que j'ai vécu un changement de morphologie certain...

 

De toute façon, j'avais pécho depuis 3 ans, et comme il était hors de question de me faire larguer dans cet état par celui qui en était responsable, c'était pas insurmontable de ne plus ressembler à rien.

 

Mais le pire, le summum du corps difforme n'avait pas été atteint, contrairement à ce que je croyais.

Que nenni.

Le visage boursouflé et le triple menton sont passés assez vite après l'accouchement, de façon inversement proportionnelle aux poches ternes sous les yeux bovins.

Mais l'effet cuisses qui se touchent surpiquées d'un ourlet ventral, ça, vraiment, j'avais pas envisagé.

On me dit que c'est normal, que ça va partir tout ça.

Bon.

J'ai du mal à y croire, parce que le truc est corsé tout de même, mais entre un "J'suis moche " et deux "J'suis grosse", je m'en accommode en me sapant de façon un peu flatteuse quand je peux (lire= Quand mes fringues veulent bien se faire enfiler).

 

Mais ce qui me fascine, c'est qu'alors que je suis le thon de moi-même avant, je me fasse brancher dans la rue.

Donc, je m'interroge, et j'aimerais, par un petit QCM, évaluer avec vous les causes de la chose:

 

1) C'est le printemps, le mâle est en rut, t'es bonne, t'es conne, t'es nonne, enceinte, avec un nourrisson ou ménopausée,  ils s'en foutent ils ont chaud.

 

2) Ma poussette formule 1 est si stylée qu'elle leur procure une demi-molle autant qu'une bagnole de course, et donc, par extension, j'en deviens affriolante.

 

3) Ma gosse est tellement canon que les mecs se disent, inconsciemment, "faut que je me reproduise avec cette machine à bébé viking".

 

4) Les mecs aiment les rondes, depuis le temps qu'on le dit bordel, faudrait arrêter de faire nos grognasses en priant pour un 36 utopique.

 

5) Les mecs sont tellement des gosses que s'ils voient une mère porter en écharpe ils rêvent de s'y lover à leur tour (dans l'écharpe, attention, on se détend, je suis mère maintenant bordel, je parle bien de la bouche et du clavier, finis les sous-entendus graveleux...).

 

6) L'allaitement, ça donne des grosses miches, et un 95D vaut bien mieux qu'un QI à 140 (le QI à 140 chez une femme  pouvant être rendu tout juste supportable à partir du 95D).

 

7) Je suis une MILF, et puis c'est tout, peu importe mon poids, mon élasticité et/ou ma circonférence.

 

8) Printemps ou pas, les mecs, ils ont et ont toujours eu chaud, et y a que nous pour nous pourrir nous-même, mais eux, ils s'embarrassent pas à chipoter, ce qui est pénible au quotidien dans bien des domaines, mais quand même pratique et salvateur dans d'autres.

 

9) Autre(s): Précisez.

 

sac-a-bebe.jpg

 

 

Père Bordel, si tu lis ce billet, il doit t'agacer prodigieusement.

J'ai envie de dire: Tant mieux.

Profites-en pour te rappeler de ne pas te reposer sur tes lauriers et me sortir le grand jeu, que j'me tire pas en Stokke décapotable avec le prochain qui me caresse...dans le sens du poil.

(C'est une expression mon chéri personne ne m'a caressée malheureusement détends-toi).

 

Quant aux autres, aidez-moi à élucider ce mystère TOTAL, que je me couche un peu moins conne ce soir.

Juste un peu.

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