Partager l'article ! Une fois n'est pas coutume...: Je l'ai déjà dit ici à plusieurs reprises, je garde précieusement l'espace de mon blog comme une bulle à moi, ...
Je l'ai déjà dit ici à plusieurs reprises, je garde précieusement l'espace de mon blog comme une bulle à moi, lieu de franches barres de rire, en dehors de la plupart des réalités, et pas comme une vitrine de mes luttes et préoccupations, d'autant qu'il me semble qu'elles transparaissent au coeur de mes billets.
Mais, quand une de mes cops, appelons-la Cops Bordel, m'a demandé la faveur d'une tribune pour raconter son histoire, j'ai accepté.
Depuis plusieurs années, j'entends autour de moi des histoires d'IVG qui vont de pas très belles à carrément traumatisantes.
Moi, j'en ai une d'histoire comme ça, d'il y a 5 ans, mais qui s'est déroulée du mieux possible, grâce à mon Doc Gynéco que j'aime d'amour depuis.
Il y a aussi l'histoire de V, une de mes chères amies avec qui j'avais eu le tort de me brouiller pour un connard, et avec qui je n'ai jamais eu l'occasion de me réconcilier puisqu'elle s'est donné la mort le jour de son anniversaire, quelques semaines après avoir subi un avortement.
Des centres IVG ne cessent de fermer, augmentant les files d'attente et donc les délais, abaissant la qualité de soins, d'écoute, etc...
La question n'est pas de savoir si l'avortement c'est bien ou pas bien, si vous êtes pour ou contre:
C'est un droit en France.
Un droit chèrement acquis.
Souvenons-nous du manifeste des 343 qui eurent le courage de dire haut et fort qu'elles avaient avorté, malgré les retombées conséquentes qu'elles ont eu à subir à l'époque.
Un droit en danger.
Pour le savoir il suffit de taper "avortement" ou "IVG" dans Google Images, attention âmes sensibles et actuelles baleines s'abstenir...
Pour défendre ce droit, une marche aura lieu ce samedi 6 novembre.
A Paris, elle partira de la Place d'Italie à 14h.
Retrouvez toutes les infos sur le blog dédié.
Je vous laisse avec Cops Bordel.
"Je suis une salope.
J'ai baisé avec un mec sans protection et je suis tombée enceinte.
J'ai avorté sans que personne de ma famille ou de mes amis ne soit au courant.
Je suis une salope.
Ah... les détails?
Ok... L'homme qui m'a mise enceinte est mon mari.
Ca faisait six mois qu'on était mariés à l'époque.
On avait un enfant de deux ans.
Cet enfant est venu au monde après trois mois de relation.
Bah oui, je suis une femme fertile il paraît.
C'est une bénédiction d'être fertile, il paraît.
Enfin... ça dépend, quoi...
Trois mois dans la relation et je suis enceinte.
Bon... ok... On assume :)
On a aura un enfant, de toute façon, on s'aime, on gagne notre salaire, on paye nos impôts, tout va bien.
C'était rock-and-roll mais on a survécu.
On s'est mariés entourés de notre famille et de tous nos amis dans une ancienne bergerie à danser du Bollywood sous la pluie du mois d'août.
Et puis notre enfant a fait plusieurs bronchiolites et quelques hospitalisations, entre le mariage civil et le mariage religieux.
Et puis mon homme, qui avait perdu son emploi, est arrivé en fin de droits.
Et puis notre couple a souffert de toutes ces pressions.
Et puis je suis tombée à nouveau enceinte...
Un mauvais calcul d'ovulation et de capote et puis voilà, je suis devenue l'incarnation d' "une irresponsable et d'une naïve".
Bref, passons les commentaires de mes amis proches.
Un couple exténué après deux ans de relation en grand huit, entre enfant arrivé très tôt, perte d'emploi, changement d'emploi...
C'est un couple qui n'est pas un bon foyer.
Si cet enfant venait à naître, notre couple y survivrait à peine, ou n'y survivrait pas...
Donc le premier accident, on assume, et ben la deuxième fois on assume aussi mais dans l'autre sens.
On parle, on parle, on parle et on décide.
A deux.
D'avorter.
Ok, dur comme choix mais au moins, on est dans un pays où on a le le luxe d'avorter en toute sécurité et gratuité.
Grâce à la rapidité de réaction, je peux demander une IVG médicamenteuse.
Direction le Planning Familial.
On est en France donc forcément: analyse de sang et échographie pour confirmer la grossesse, des dépenses bien superflues, non ?
Puis, prendre rendez-vous avec un hôpital.
Oh bah mince!
Avec tous ces rendez-vous, j'ai encore de la chance de pouvoir faire une IVG médicamenteuse !
A trois jours près, c'était l'intervention, appelée si joliment "curetage"...
L'IVG médicamenteuse doit être réalisée avant la septième semaine d'aménorhée, c'est-à-dire la 5ème semaine de grossesse.
Bon, je file à l'hôpital pour le premier rendez-vous.
J'ai la chance d'avoir mon mari au bout du téléphone quand je le veux, qui me tiendra la main quand je voudrais et qui me suivra, peu importe le choix que je fais.
Et là, c'est parti...
Le bon vieux système médical comme on l'aime...
En une heure et demie, j'ai rencontré:
1. la réceptionniste
2. l'assistante du gynécologue
3. le gynécologue
4. le réceptionniste de la prise de sang
5. l'infirmier qui fait la prise de sang
6. l'infirmière qui n'en a rien à foutre mais qui me donne quand même deux pilules sans me regarder
7. le responsable du laboratoire
8. la salle d'attente pleine de femmes enceintes et de mamans qui allaitent
9. le gynécologue
10. le responsable des paiements
A six d'entre eux j'ai dû dire que je venais pour une IVG.
Il était intéressant de découvrir que, peu importe qu'on ai fait une analyse de sang une semaine avant l'IVG, seuls les tests effectués à l'hôpital ont une valeur réelle.
Il faut donc réitérer les examens.
J'ai eu le malheur de commettre deux erreurs:
1. parler au gynécologue sans avoir l'air d'être la femme la plus malheureuse du monde:
Je suis solide.
Mais de là à entendre, de la part d'un gynécologue:
"Mais ma p'tite dame, c'est pas comme si j'avais le choix !
Si je n'effectue pas mon quota d'avortements, on sera obligés de fermer l'antenne maternité"
2. appeler ma mutuelle
Je les ai appelés pour savoir quelles étaient les modalités de remboursement pour les IVG...
Je ne m'attendais pas à cette conversation d'une autre dimension:
"C'est quoi une IVG?"
".........."
"Madame ? Pouvez-vous me clarifier ce qu'est une IVG ?"
"Vous ne savez pas ce qu'est une IVG?"
"Madame, j'ai affaire tous les jours à des termes médicaux spécialisés je ne peux pas tous les connaître"
"Ok, vous n'êtes pas un médecin mais vous êtes une femme quand-même? Vous savez ce qu'est une IVG, non ? "
"Ah bah non madame, j'ai autre chose à faire que d'apprendre des termes médicaux vous savez."
Ma nervosité étant à son comble après deux semaines de tests, de doutes et de discussions en larmes sur l'épaule de mon mari, je me mets à hurler:
"Une IVG c'est un AVORTEMENT !!! UN AVORTEMENT, tu comprends ce que c'est qu'un AVORTEMENT ?! Hein ?! Et bravo de m'avoir forcée à dire ça à voix haute dans une salle d'attente pleine de femmes enceintes !!!"
"Ah mais faut pas vous énerver hein, c'est pas ma faute si les termes médicaux sont aussi compliqués."
***20 minutes plus tard***
"Alors madame, l'IVG n'est pas remboursée par la mutuelle sauf en cas d'urgence médicale"
Je travaille dans une organisation internationale et tombe sous un statut particulier.
Je n'ai pas droit à la couverture de la Sécurité Sociale, je dois donc compter uniquement sur ma mutuelle pour rembourser les 250 euros de l'intervention.
"Mademoiselle, j'espère que vous vous rendez compte que, depuis les années 80, c'est illégal de demander à une femme un certificat médical pour un avortement"
"Ah bah non madame, nous on suit les prescriptions de la sécurité sociale"
"Ca m'étonnerait, car l'IVG est remboursée à 70% par la sécurité sociale sans demande de certificat médical alors vos procédures sont obsolètes."
"Ah non madame, moi j'y peux rien hein..."
"Bon, je pense que maintenant il est vraiment temps que je parle à votre responsable."
Au final, j'ai eu le remboursement à 100% de ma mutuelle mais j'ai dû batailler pendant près d'un mois en me faisant aider par le planning familial et par une juriste de notre association du personnel.
Bon, là j'en rigole, ça fait il y a un an.
Mais il y a un an, c'était moins drôle...
Ca me bouffait les nerfs.
Je me sentais humiliée et dégradée.
Résumée à une addition...
Bah oui: visite chez le gynéco *** €
Prise de sang *** €
Deuxième prise de sang *** €
Echographie *** €
Demie journée à l'hôpital *** €
Troisième et quatrième prise de sang *** €
Deuxième echographie *** €
Deuxième visite chez le gynéco *** €
Sans compter les paquets de kleenex, les buckets de Ben & Jerries pour me consoler et la session de shopping ratée pour me remonter le moral.
J'ai suffisamment de recul et j'ai suffisamment les pieds sur terre pour remettre tout en perspective mais imaginez une jeune femme qui n'a pas le soutien nécessaire pour faire face à ce genre de traitement ???!!
Comment fait-elle pour écouter un gynécologue lui dire "écartez" pour faire un examen pelvien ???
Comment fait-elle pour réclamer un remboursement auquel elle a DROIT ?
Comment fait-elle pour être sûre qu'on l'aide à assumer son choix d'avorter en permettant qu'elle fasse un avortement médicamenteux plutôt que de devoir passer par un curetage ???
Où trouve-t-elle la force, le soutien, le courage nécessaire de prendre le contrôle sur sa vie plutôt que devoir subir une grossesse qui ne la rendra que malheureuse, ainsi que son enfant ?
Mon avortement a fini plutôt bien.
La deuxième journée à l'hôpital s'est passée bien mieux.
La deuxième journée, c'était la journée de l'expulsion du fruit.
Je n'ai pas eu mal du tout, ça s'est passé très vite.
J'ai passé une demi ournée à l'hôpital, toute seule.
Mon mari n'avait pas le droit d'être là pour s'occuper de moi.
Ce qui est ridicule mais c'est pour "éviter des scènes".
No comment.
Un an plus tard, je me suis remise des "mais comment as-tu pu" de mes amis et des "si vous refusez de prendre la pilule, ma petite dame, je vous reverrai dans un mois hein, c'est à vous de voir" et des "mais comment as-tu pu tomber enceinte en 2010 avec tous les moyens de contraception qui sont disponibles?".
Je me suis remise de l'intervention.
Même si j'ai un peu mal en voyant des amies enceintes de leur deuxième enfant, des mères qui allaitent ou des cousines qui viennent d'accoucher.
Je sais que j'ai fait le bon choix.
Mon mari et moi avons (re)construit notre couple et avons une superbe relation avec notre enfant.
Nous sommes fiers de notre famille, qui est aussi imparfaite que la famille parfaite peut l'être.
Nous sommes heureux.
Nous sommes sûrs du choix que nous avons fait ensemble et savons que nous aurons un autre enfant dans le futur. Ca sera notre troisième enfant.
Le deuxième est ailleurs en ce moment, à attendre une famille qui est prête à le recevoir.
Voilà mon histoire.
L'histoire d'une salope ?"
Gros bisou à ton amie, et non, ce n'est pas une salope. C'est un choix des plus terrible mais qui a été fait en conscience et par amour.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
1. Morue
Merci pour ta tendresse, j'apprécie beaucoup
Par contre, je serais et resterai une salope tant que les cannaux auxquels une femme qui avorte a à faire continue à traiter les femmes ainsi. Tant que le gouvernement, les centres hospitaliers et les gens qui m'entourent croient que l'avortement est une juste punition pour la promiscuité féminine et nous le fait bien sentir, je serais une salope.
Revendicons ce mot jusqu'à ce qu'il n'ait plus lieu d'exister.
L'histoire d'une femme, de toutes les femmes, de toi, de moi et d'elles, les passéess, les présentes et les futures.
Avorter est un droit, un choix qui n'autorise personne à le juger.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
2. Zette
Ca serait bien si c'était en effet le cas.
Merci d'être parmis celle qui ne juge pas.
Maintenant, passons le message et déstygmatisons les avorteuses!
une histoire qui aurait pu tourner mal, une histoire qui ne devrait plus se passer comme ça..On s'est emmerdées pendant des années, battues..OUI je peux le dire, j'en faisais partie de celles qui militaient. Car comment imposer un enfant à une enfant de 15 ans qui s'est fait violer. Comment imposer un enfant à un famille qui ne subvient déjà pas aux besoin des enfants existants. Comment comment comment...Bref que l'on soit contre pour des raisons religieuses ou autres, ses raisons sont personnelles et ne concernent que celle ou celui qui a ses opinions. On ne décide pas que les choses sont bien ou mal. Elles existent c'est tout. et la souffrance qui va de paire aussi. Une IVG n'a jamais été une partie de plaisir pour personne ni une décision prise à la légère et ça laisse toujours des traces dans la mémoire. Ne pas juger mais aider et chacun fait pour le mieux.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
3. bm
Merci d'avoir ouvert le chemin pour nous, on est prêts à prendre ta relève de celles qui se sont battues pour nos droits. Si certaines choses nous paraissent évidente, c'est grâce à vos combats.
Merci
J'ai eu une amie proche à la fac qui a avorté et elle m'avait raconté aussi qu'elle avait du batailler pour obtenir ne serait ce qu'un rdv en temps et en heure avant que le délai ne soit dépassé. C'est effarrant.
Mais je pense que les "soignants", dans quelque service qu'ils soient, sont parfois très inhumains. C'est d'autant plus violent qu'on attend de leur part beaucoup d'humanité...
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
4. snana
Il ne s'agit pas que des soignants mais aussi de l'administration générale, pourquoi dois-je voir plus de dix personnes pour avaler deux pilules? Ce n'est pas normal.
Et ton amie peut être heureuse d'avoir pu te parler sans que tu ne portes jugement sur son choix. Prends la bien dans tes bras la prochaine fois et dis lui de venir marcher avec nous samedi :)
Ouh sujet sensible!!
Il y a quelques années j'ai subi une IVG..
J'étais enceinte de mon mari et nous avions déjà trois enfants..Disons ue la santé de notre couple ne nous permettait pas d'en accueillir un quatrième...
J'ai été opérée quasi SANS anesthésie par une femme qui avait du faire des étincelles pendant la guerre d'Algérie!!
Elle m'a fait mal, horriblement mal sans un mot, rien, elle ne m'a même pas dit "bonjour"!!!
C'est totalement inadmissible, mon seul regret est de ne pas avoir hurlé au scandale pour la façon dont on m'a traitée!!
Il ne faut pas se leurrer, l'IVG est toujours mal perçue, relent nauséabond judéo-chrétien sans doute!!
Le paradoxe est que mon métier m'a amenée à conduire des entretiens IVG et que lorsque j'ai reçu cette gamine de 15 ans qui m'a annoncé ue c'était sa troisième IVG, je l'ai recadrée direct!!Non ce n'est pas un moyen de contraception!!Encore faut il se donner les moyens de vraiment prévenir et informer, à l'heure où les planning familiaux ferment les uns derrière les autres!!
Voilà, je suis toute vénère de bon matin!!:D
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
5. alorom
J'ai eu beaucoup de chance d'avoir pu choisir une IVG médicamenteuse. Ayant surmonté les séquelles d'un abus sexuel, je ne peux qu'imaginer ce qu'un curetage m'aurait (re)déclenché.
Et comment aurais-tu pu hurler? Tu étais au plus faible de ta force, où aurais-tu trouvé l'énergie pour te défendre? C'est à ça que servent les associations comme le planning familial. Il faut les soutenir pour qu'elles puissent se battre pour nous!
Tu es très bien placée pour t'occuper des victimes des IVG et elles doivent être bien contente de tomber sur une femme comme toi.
A 25 ans, apres une rupture, l' ex revenait me voir tres souvent et je suis tombée enceinte. Mes parents ont été les plus geniaux qui soient, oui parce que meme a 25 ans on a toujours un peu peur de leur jugement.
Les copines aussi, a l' hopital, a la sortie, c'etait une IVG medicamenteuse.
L' ex dans tout ça, no comment
Merci pour cet article
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
6. madamezazaofmars
Je suis contente que toutes les IVG ne se passent pas pour le pire.
Bravo à tes parents.
Bel article .Mais ça me fout les boules de voir comment sont encore mal entouré les femmes pour ce type de soin . Putain l'IVG est un droit et le patient à droit au respect des chartes hospitalières !!!!!!!
Bravo hein j'pars au boulot tel un volcan !! Explosion imminente qui sera la victime ,, ;-)
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
7. Poulette Dodue
Go!! Gueule et hurle pour qu'on t'entende et qu'on apperçoive l'urgence! Utilise ton énergie pour que mon histoire devienne une aberration et non plus une banalité!
Sale période pour les droits qui sont menacés...
J'ai aussi eu une IVG, je suis tombée enceinte de mon ex mari en prenant la pillule et on était pas prêt à assumer, moi étudiante lui précaire trop jeune pour RMI, on vivait sur mes bourses et les trucs qu'on récupérait dans les décharges pour revendre au puce le dimanche.
Je me trouvais sage de ne pas mettre au monde un enfant dans ce contexte mais l'opinion était différente autour de moi (pas la famille ou les amis) j'étais marié donc un enfant était dans la logique des choses...
Beau témoignage et bel article !
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
8. Sayyadina
Je pense aussi que c'étits sage, pour toi, ton couple et pour cet enfant. Tu le sais et j'espère que tu as pu te détacher de toute autre opinion! De toute façon, il n'y a que NOUS qui sachions, les autres, ils ne sont pas dans nos chaussures.
Tu as eu raison de lui laisser cette tribune. J'habite à Clermont-Ferrand, deux personnes de mon entourege ont pratiqué une IVG il y a quelques temps, l'une mineure, l'autre (bien) plus agée. Pour les deux le même accueil, glacial. Les interventions se passaient dans ce qu'on pourrait appeler un sous sol. Je ne parle pas des jugements qui ont été porté sur mes amies. Impensable à mon sens aujourd'hui.
C'est utile en tous cas de parler de tout ça. Je fais tourner.
PS : l'hôpital est tout neuf aujourd'hui et je ne connais pas les conditions d'IVG actuellement.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
9. Petula
Merci de faire tourner! J'aurai préféré ne pas faire ce témoignage en anonyme mais trop de choses peuvent encore se passer de nos jours... C'est pas ridicule, ça?
très bel article et merci à ta cops Bordel pour son témoignage, trés touchant et très réel, moi je n'en ai jamais parlé parce que malgré le temps j'ai toujours cette boule dans la gorges, c'est comme çà, c'est notre petit secret à moi et mon chéri. biz
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
10. aléas petit pois
Merci de m'avoir lu. Et tu as tout à fait raison: ces histoires n'ont à voir que nous. Ce sont des histoires intimes qui devraient être traitées avec délicatesse et respect... Comment est-ce possible que nos histoires sont plutôt traitées comme des ignomies?
Courage à toi et à ton chéri.
Jamais connu l'IVG, et j'en suis heureuse à vous lire les filles !!!
J'ai une amie qui était infirmière en gynéco (elle est partie, dégoutée) en clinique puis en hôpital public. Là, dans la plupart des cas, on traite volontairement les femmes qui avortent comme de la merde. Et si on peut faire en sorte qu'elles aient mal et qu'elles culpabilisent, on y va à fond. Dans un seul but : leur passer l'envie d'utiliser l'IVG comme méthode de contraception (dixit !). Parce que oui, on pense encore que la femme utilise l'avortement en guise de contraceptif en France !!! Ou tout au moins, on veut le penser !!!
J'ai une question :
lorsque je subis un curetage (tu as raison, joli mot) parce que ma grossesse s'est arrêtée, l'intervention est remboursée à 100% et est rémunérée aux alentours des 500€ je crois ; lorsque je subis (parce que oui, on la subit !) une IVG, l'intervention est remboursée à 70% et est rémunérée aux alentours de 250€... Pourquoi cette différence ? Pourtant l'acte est le même... Cherchez l'erreur !!!!
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
11 & 12. Frimousse
Il est bon de savoir sait que 78% des femmes qui se font avorter le font suite à une contraception qui a mal fonctionnée? Une amie à moi est tombée enceinte en utilisant un stérliet ET la pilule. C'est tout à fait possible.
Est-ce que c'est du sérieux de punir ces 78% pour cette minorité d'irresponsables qui se sert de l'IVG comme d'une contraception? Pourquoi ne pas plutôt les éduquer? Ces femmes qui fonctionnent comme ça le font souvent car elle ne connaissent pas les utilisations de la contraception, parce qu'elles sont mal informées. A quoi ça sert de torturer des femmes comme nous au lieu de diriger cette indignation vers une prévention juste et efficace?
Parlons haut et fort de ces chiffres. L'information est une arme puissante!
Ceci dit, il y a un facteur alarmant aujourd'hui (tj dixit ma cops' toujours), ce sont les très jeunes filles qui EFFECTIVEMENT utilisent l'IVG comme contraceptif... Elles ont complètement banalisé l'acte et viennent demander la pilule abortive comme elles demanderaient des bonbons. Certaines tournent entre les hopitaux et les cliniques, de façons à ne pas être repérées...
Outre le trauma physique qui risque de laisser des séquelles terribles dans leur vie de future essayeuse (ne parlons même pas des séquelles psychologiques lorsqu'elles auront pris du plomb dans la cervelle), le risque ENORME auquel elles s'exposent sans même le réaliser est celui de choper une MST (HIV, hépatites, j'en passe)... parce que la capote, c'est pas cool, et la pilule, ça fait grossir...
Il y a encore du boulot !!!
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
11 & 12. Frimousse
Il est bon de savoir sait que 78% des femmes qui se font avorter le font suite à une contraception qui a mal fonctionnée? Une amie à moi est tombée enceinte en utilisant un stérliet ET la pilule. C'est tout à fait possible.
Est-ce que c'est du sérieux de punir ces 78% pour cette minorité d'irresponsables qui se sert de l'IVG comme d'une contraception? Pourquoi ne pas plutôt les éduquer? Ces femmes qui fonctionnent comme ça le font souvent car elle ne connaissent pas les utilisations de la contraception, parce qu'elles sont mal informées. A quoi ça sert de torturer des femmes comme nous au lieu de diriger cette indignation vers une prévention juste et efficace?
Parlons haut et fort de ces chiffres. L'information est une arme puissante!
Magnifique témoignage.
Bravo pour ton courage, pour ta détermination, et bravo pour tes mots, si bien choisis, Cops Bordel!
Evidement, j'ai pleuré, c'est si rempli démotions...
Tout ce que tu as eu à traverser n'est pas normal. Même si ça s'est "bien passé" pour toi, comparativement à d'autres.
Les remarques, les reproches, les critiques, le respect très moyen du personnel de santé... C'est difficilement tolérable!
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
13. LMO
Ca l'est, en effet. Merci pour ton commentaire candide.
Pendant un avortement, tout comme pendant un accouchement, la femme est à son plus faible et ne peux gueuler contre les divers abus. Ce n'est qu'une fois qu'on a retrouvé notre force qu'on peut commencer le combat contre ce viol de nos corps.
Merci de passer le mot et de m'avoir encouragé.
Ca remue ce témoignage. J'ai souvent eu envie d'en parler, mais je ne trouve pas encore les mots.
Cop's Bordel, t'es pas une salope hein ! Ca va pas de dire ça ? L'avortement est un choix, les gens qui par leur métier accompagnent les femmes et jeunes filles qui le subissent devraient être mieux formées. Je sais pas quoi dire d'autre, ça me bouleverse d'avoir lu ça...
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
14. Nanette
Je resterai une salope tant que j'aurai l'impression que les gens qui m'ont encadrés ou critiqués me traitent tel quel. Je revendiquerai ce nom tant que le combat des 343 salopes n'est pas fini.
Utilise ton bouleversement pour en parler autour de toi, viens marcher avec moi samedi!
J'admire ton courage Cops-Bordel d'être venue faire ce témoignage. et du fond du coeur, je te dis BRAVO pour avoir assumé ton choix malgré cet entourage inhospitalier. Ma mère a subit une IVG de jumeaux à 24 ans et ne s'en est jamais vraiment remise, elle s'est "consolée" en se disant que ces jumeaux de l'époque sont revenu plus tard, avec mon frère aîné et moi.
C'est un choix extrêmement dur à faire, mais il y a encore beaucoup de travail pour que la femme soit vraiment respectée. Je serais en pensée avec les manifestantes de ce samedi.
Encore Merci...
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
15. Fanny-Cloé
Je te prends dans ma poche et je crierai d'autant plus fort en te sachant à nos côtés.
Ta mère a dû en souffrir bien plus que moi, il y X années. J'espère qu'elle arrivera un jour à donner une place à sa tristesse. Il y a beaucoup de témoignages d'avortements sur la toile. Peut-être que ça peut aider ta maman que de les lire?
Merci pour tes mots qui m'ont beaucoup touchés!
Je ne vois pas en quoi ne pas vouloir offrir une vie compliquée, difficile et peut être pas si épanouie que ça fait de la cop's bordel une salope...
Au contraire c'est une femme qui assume son choix, qui a les idées bien en place et la tête sur les épaules.
Bravo pour ce témoignage qui relate le parcours du combattant de toutes ces femmes qui font un choix et qui utilisent ce droit à l'avortement!
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
16. laetitia
Merci Laetitia, tu as réussi à me faire pleurer :)
Je revendique le terme de salope tant que je serais traitée en tant que telle. Tant que mon avortement est percu comme le juste retour auquel j'ai droit à cause de ma soi-disante promiscuité sexuelle, de mon ignorance ou de mon irresponsabilité. Tant qu'une femme qui avorte se fera traiter comme une truie à l'abatoir, je revendiquerai le terme de salope.
Tant que les femmes qui avortent se font traiter de salope, je frotterai ce terme au nez des responsable.
On se voit samedi? Il y a du boulot :)
Ouch... ça remue cette histoire... il en faut du courage pour en parler sur un blog. Est-ce parce que ça lui pesait sur la conscience ? En tout cas bon courage à elle pour la suite, et qu'elle soit heureuse en famille.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
17. Melibu
Je suis heureuse en famille, mon enfant et mon mari vont très bien, merci. Entre-autre grâce au fait que j'ai avorté.
Je n'ai aucun poid sur la consience. Je devrais?
ouuuch... 10 h du matin, prend toi ça dans la tronche...
cette histoire est très touchante, et ça n'est surement pas une histoire de salope..
c'est l'histoire de quelqu'un qui a du faire un choix, surement l'un des plus difficiles de sa vie...
et il faut toujours que les bien pensants aient des avis TELLEMENT utiles !
on juge alors qu'on ne le vis pas, on juge sans meme savoir ce que la personne vit...
c'est notre société...
dans ce genre de cas, heureusement on reconnait les vrais !
merci pour ce témoignage, ça remue les tripes....
beaucoup de bonheur à toi, amiebordel, vraiment vraiment, de la part d'une inconnue...
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
18. yvelise
Mercy, Yvelise, tes voeux me remuent mes tripes à moi...
Comme je l'ai dit plus haut, je revendique le terme de salope tant qu'une femme qui avortera dans un pays francophone se fera traiter en tant que telle. Nous méritons de l'empathie, de la chaleur, de la compréhension. Nous ne méritons pas cet abatoir à laquel certains hopitaux ressemblent...
c'est un beau témoignage. Je n'ai aps eu à subir d'IVG, mais j'y ai souvent pensé, à ces femmes qui devaient affronter l'opinion des autres en plus de cette épreuve...
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
19. cranemou
Une pensée pour elle c'est bien.
En parler et déstigmatiser le sujet, c'est mieux.
Venir hurler avec nous samedi, c'est encore mieux :)
Le texte de ton amie me donne des frissons! je n'ai pas connu cette situation, mais j'imagine très bien l'attitude du corps médical... C'est navrant!
Je lui souhaite beaucoup de bonheur et un bébé quand ils seront prêt ;)
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
20. bouh
On a eu un bébé avant mon IVG, et on est très heureux avec notre enfant. Merci pour tes voeux et ton empathie!
Bon c'est moche parce que le 1er commentaire que je vais écrire sur ce merveilleux blog (non ne me remercie pas) tombe sur un sujet sensible. J'ai lu ton texte et mes entrailles m'ont fait mal car je suis passée par là. C'était il y à 4 ans. J'avais 22 ans, je venais d'abandonner mes études d'infirmière, mes parents venaient de quitter la région parisienne pour s'installer en Charente - Maritime. J'étais, selon ma gynéco, stérile... Qui dit stérile pour moi, dis pas de protection. Et évidemment arriva ce qui devait arriver je suis tombée enceinte (punaise rien que de l'écrire j'en ai les mains qui tremblent). Avant de savoir ce qui m'arrivait, je n'étais pas bien, j'avais des maux de ventre insuportables comme s'il la vie que j'avais en moi ne demandais qu'à sortir. Après plusieurs jours de crises interminables je finit aux urgences et là on m'annonce que je suis enceinte mais comme si on m'annoncait un rhume. Je me suis effondrée. Je savais d'avance que je ne voulais/pouvais pas le garder. Alors j'ai tout de suite pris rdv avec le gynéco "spécialisé" en IVG de cette clinique. Il m'a reçu le lendemain. M'a donné des papiers, m'a expliqué la démarche et me re-donne rdv pour le lendemain. Le jour J, j'arrive dans une salle d'attente blindée de femmes enceinte. Je me sens mal, j'ai pas dormit de la nuit tellement j'ai eu mal au ventre (d'ailleurs on a fait appel à SOS médecin qui n'ont rien voulu me donner car j'étais enceinte, même si je ne le gardait pas, c'est la loi...bref) Je rentre dans le cabinet du gynéco, il me fait écho, me fait prendre 2 comprimé et me dit "ca fera 150€" Je paye et convient du rdv pour l'autre prise de médicament. J'y retourne donc pour la prise des autres médicaments. Il ne me donne aucunes, ne m'hospitalise même pas, là je réalise que je vais vivre ça toute seule.... En partant il me donne l'écho et me dis "tenez, ça vous fera un souvenir" Les contractions ont commencées quelques heures plus tard, et ont durées 12h. J'ai avorté seule, chez mon ex-belle mère, avec en souvenir l'écho de ce début de vie....
Au ce jour, j'ai reconstruit ma petite vie, j'ai rencontré un homme génial avec qui je partage ma vie mais je n'ai toujours pas réussi à lui avouer ce terrible secret. J'y repense souvent, et je me dis que j'ai fait le bon choix, je n'étais pas prête à être mère.
Alors non tu n'es pas une salope. Tu es simplement une femme responsable, qui a pris sa vie en main.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
21. Chrisky17
Je ne saurais même pas par où commencer pour répondre à ton témoignage. Si tu étais à côté de moi, je te prendrai dans mes bras et on pleurerait ensemble l'horribilité qu'ils nous ont fait subir.
Tu peux dénoncer cet hôpital auprès du planning familial, ils établissent des rapports des hôpitaux dans lesquels les femmes se font avorter et arrêtent de les envoyer là-bas.
J'espère que tu as réussi à trouver comment gérer l'aberration que tu as eu à endurer, en tout cas. Je suis de tout coeur avec toi!
ALors là je suis en colère!! Comment c'est possible de devoir vivre des choses comme ça à notre époque?Je suis malheureuse pour toi Cops Bordel parce que c'est injuste et que en plus de pas être tombée sur la bonne structure médicale tu n'es pas gâtée niveau "ami"! A 19 ans je suis tombé enceinte j'ai pleuré toute sles larme de mon corps alors que mon copain de l'époque a été tout simplement génial et adulte. Ma famille a 8000km je ne leur ai rien dit pour les protéger de l'inquiétude. Je vis à Montpellier et l'attente est énorme donc curetage mais l'équipe médicale de la secrétaire à la gynéco en passant par toutes les infirmières et l'anesthésiste ont été géniaux dans leur écoute et leur compréhension. Et j'ai rien eu à payer sans rien demander.C'est comme ça que ça devrait se passer et pas autrement.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
22. ness
je suis gâtée niveau amis, je ne les juge pas non-plus. Beaucoup ont été compréhensifs. Une de mes amies les plus proche m'a repproché mon irresponsabilité, ce qui m'a fait remettre en question toute mon amitié.
Celle qui a eu du mal à comprendre mon geste est une femme qui a eu beaucoup de mal à concevoir et je peux me mettre à sa place. C'est dur de vivre l'inverse; de ne pas réussir à avoir d'enfant et de voir quelqu'un "foutre en l'air" une vie potentielle en meêm temps.
Mais bon, en plus de subir une IVG, devoir gérer les émotions des autres... dur dur...
En tout cas, je suis contente pour toi de voir qu'une IVG peut aussi se passer dans de meilleurs circonstances. Ca donne de l'espoir pour celles à venir.
Moi je trouve que c'est juste être responsable.
J'ai aussi subi une IVG il y a 8 ans et je peux dire que l'on ne m'a pas aidé. En fait je n'ai jamais de règle et pourtant je ne suis pas stérile du coup un gynéco m'a donné une pseudo pillule qui donne des règles. Et puis d'un coup je n'arretais pas d'être malade : migraine, nausées, vomissement à s'en retrouver déshydrater , etc .... En allant chez le medecin il me demande la date de mes dernières règles et là je lui répond que je l'ai au moment où je lui parle donc pour tout le monde et moi compris je n'etais pas enceinte. Sauf que tout ça traine ... Jusqu'au moment où ma poitrine gonfle et je decide de faire un test qui se trouve être positif. Là je pleure tout ce que je peux. J'ai 22 ans je vis dans un 9m², je suis étudiante je bosse comme une tarée pour payer mes études et mon copain du moment n'assumait même pas notre relation. Comment vous dire que c'etait soit mes études soit assumer seule ma grossesse. Et là j'ai eu des reproches de tout le monde mon gynéco, l'assistante sociale, la clinique, etc ... car figurez vous qu'avec toute cette histoire et les 1 mois d'attente pour avoir les rdv j'etais à 2semaines du délais légal .... donc il fallu tout précipiter et 2 jours après j'etais sur la table d'opération de la clinique. Je suis passée par une clinique car sinon je n'aurais jamais pu faire mon IVG dans les temps. Et quand on me dit que l'IVG c'est gratuit , ça me fait bien rire car le mien m'a couté la peau des fesses et à ce moment je touchais à peine le smic donc j'ai du faire des horaires de folie pour tout payer. Quand au soutien que dalle (en dehors des sages-femmes qui ont été adorables avec moi) tout ce que j'ai eu se sont des reproches de tout le monde.
Mais moi j'etais sure que ce n'etait pas ça que je voulais pour mon enfant et puis de tout ça finalement une bonne nouvelle en est sortie c'est qu'au moment de l'opération ( et les examens post-op ont confirmé) ils ont découvert que je developpais un cancer de l'utérus. Du coup ça a pu être pris en charge très tot et sans cette opération personne n'aurait rien vu. En tout cas à la suite de ça j'ai changé de gyneco !!!
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
23. Miss L
Mon IVG a sauvé mon couple, ton IVG a peut-être sauvé ta vie. L'ironie de la vie nous joue encore des tours...
Je suis triste de voir dans quels conditions mon avortement à eu lieu mais je suis tellement plus triste de remarquer que mon histoire n'est même pas la pire! Je pleure de chaudes larmes sur ton témoignage et j'aimerais tellement que ton histoire serve à prévenir qu'elle ne se reproduise dans le futur.
Je penserai à toi samedi!
Non pas l'histoire d'une salope, certainement pas! Histoire d'une femme, parmis tant d'autre.
Merci pour ce temoignage !
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
24. deborah
Les femmes qui subissent une IVG se font traiter comme des salopes par la loi deffectueuse et par le personnel irresponsable. Pourquoi ne pas brandir ce terme pour leur montrer leur défaut? J'arrêterai de m'appeler salope le jour où je ne serais pas la seule à assumer mon IVG mais que la société autour de moi approche l'avortement avec l'intégrité dont elle a besoin.
Merci de m'avoir lu!
évidemment non, pas une histoire de salope...
quel courage de parler de ça...bravo à toi!
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
25. alice A&A
Merci pour tes mots forts et directs.
Je revendique le terme salope tant qu'il sera nécessaire. Les 343 salopes qui m'onte devancées n'ont fait que commencer le boulot. Tant qu'il y aura du boulot à faire, le terme de salope sera necessaire pour bien faire comprendre comment on se sent usée et abusée par le non-respect des lois et le manque d'empathie de l'encadrement dans les hopitaux.
L'IVG ce n'est pas des histoires de salopes mais des histoires de femmes responsables qui savent que parfois il faut mieux qu'un enfant ne vienne pas au monde, que c'est mieux pour lui, pour elles, pour la famille... Mais ce sont toujours des histoires tristes...
Il faut se battre pour que ce soit toujours un droit mais aussi que la prise en charge soit plus humaine, puis aussi pour un énorme changement de mentalité : un probleme de contraception ça peut arriver à tout le monde même en 2010, à nos âges (ma n°2 est arrivé comme ça ...), un couple avec enfant(s) n'a pas forcment envie de continuer à procréer ("Croissez et multipliez" c'est très has been comme injonction !), et non l'avortement n'est pas la solution de facilité...
Merci pour ce témoignage Cops bordel et plein de bonheur pour la suite !!
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
26. sophie
Mon bonheur est là, bien là, merci :)
Ces histoires sont tellement tristes en effet, il est temps que ça cesse. Il est temps que cette tristesse soit prise en compte et respectée délicatement.
Traiter les femmes qui avortent comme des salopes, ça devrait aussi être "has been" mais ça ne l'est toujours pas... Sommes nous bien 2010? Contrôlons nos calendrier quand-même...
Moi aussi je suis passée par là, c'était il y a 12 ans, j'avais 16 ans. Une salope ? Je ne crois pas. Un oubli de pilule plutôt...
Je ne me rappelle plus bien, c'est un peu flou. Je me souviens des multiples examens en effet, de l'hôpital... Je me rappelle avoir été bien traitée, je suis d'ailleurs passée en premier pour l'opération parce que j'étais la plus jeune. J'ai eu un curetage, pour les mineurs ils n'aiment pas l'IVG médicamenteuse, trop choquante j'imagine.
Le pire ça a été ma mère. Ma mère qui fond en larmes en apprenant la nouvelle, ne prend pas le temps de m'emmener chez le gynéco mais me fait examiner par notre généraliste, ma mère qui se lamente en disant qu'ELLE est seule à porter ce fardeau, qu'ELLE ne peut en parler à personne... j'en ai parlé à mon petit ami de l'époque, et à deux amies proches et c'est tout. Ma famille n'a rien su, ma mère avait trop honte. L'acte en lui-même ne m'a pas marquée, je crois, c'est plus la réaction de ma mère qui m'avait choquée à l'époque, j'en ai gardé l'impression de lui avoir fait du mal, d'être une délinquante qui fait des misères à sa maman divorcée et seule pour l'élever.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
27. nana
Des mères comme ça, elles sont bien nombreuses, malheureusement. Et le pire est que tu ne pourras rien y faire sauf que de comprendre que son égocentrisme est SON problème et que ce n'est pas à TOI de le gérer. Tant qu'elle décide de te repousser avec son égoisme poussé, tu ne peux rien pour elle.
J'ai eu une réaction similaire ET paradoxale de ma mère lorsque je lui ai dit, 6 mois plus tard, qu'il ne s'agissait pas d'une fausse couche. Ma mère a été éduquée dans un couvent et est très croyante. Mais elle a aussi été jeune en 1968 et a défendu des droits primordiaux et défié les pouvoirs établis de façon assez intéressante. Je craignais sa réaction car, pour elle aussi, tout tourne autour de sa personne.
Et bien j'ai été servie!! J'ai eu droit à des coups de fils super longset des mails qui faisaient des plombes qui me demandaient pourquoi je lui avais infligé ça, une telle preuve de manque de confiance de ne pas lui raconter mon avortement. Comment je pouvais lui infliger à Elle Elle Elle de ne pas LUI donner le droit d'aider SA fille....
fin bon... voilà quoi...
Allez, Nana! Ignorons l'égocentrisme de nos mères et concentrons nous sur nous-même pour surmonter ce genre d'expériences toxiques!
Nana, ça me rappelle ma belle-mère (il y a près de quarante ans donc), encore demoiselle, annonçant une grossesse imprévue à son père... Qui répond "je dois assimiler ce qui MMM'arrive"...
Pour l'avortement, pour moi c'est un droit qui ne peut être remis en question. Par contre une plus large, beaucoup, beaucoup plus large information sur la contraception permettrait d'éviter tellement de ces situations traumatisantes... On voit tellement de filles/femmes qui semblent complètement inconscientes dans leur sexualité, des qui croient qu'un oubli de pilule c'est pas grave, des qui croient que compter les jours ça suffit, des qui appliquent des méthodes naturelles au pourcentage d'échec relativement fort sans être prêtes à accueillir un bébé imprévu, des qui ne savent pas qu'elles ont droit au stérilet sans avoir d'enfants... J'aimerais qu'elles aient accès à une bonne info pour éviter le pire !
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
28. soleil aujourd'hui
Regarde bien les mouvements anti-IVG. Tu verras que leur discours est très creux. Ils sont contre l'avortement mais refusent d'aider à proposer des méthodes efficaces pour prévenir les IVG.
En y réfléchissant, je suis contre l'IVG. Je refuse d'accepter le fait que l'IVG soit nécessaire. Ca devrait être inconcevable de se retrouver dans une telle situation de détresse qu'on doive se faire charcuter l'utérus physiquement ou chimiquement, non? Avoir à subir une IVG est une des pires choses qui puisse se produire dans la vie d'une femme. Ne serait-il en effet pas grand temps que l'on fasse tout ce qui est en notre pouvoir pour prévenir les IVG? Plus d'information! De l'information plus correcte! Plus à jour! Moins technique et plus intimement liée à la vie des jeunes!
Il y auariat beaucoup à dire sur le sujet.
Je pense que chaque cas est différent. Je pense que l'IVG est un droit à ne pas remettre en question.
Cependant je constate que bizarrement certaines personnes (une minorité j'en suis sûre) considèrent cet acte presque comme anodin. "Oh j'ai juste pris un cachet lol." "C'était trop tôt on voulait attendre un an de plus avant d'avoir un bébé." Là je me dis que ya quand meme quelque chose qui cloche chez ces personnes... Et donc il faudrait une vraie bonne information globale sur la contraception mais aussi sur ce qu'est une IVG : quel est l'acte, la souffrance physique et moral, comment est le bébé à ce moment là (quand on sait que le coeur commence à battre à 3semaines, perso je ne peux pas appeler ca un simple "amas de cellules"...
Bref l'IVG c'est bien mais je n'aimerais pas que le délai d'intervention autorisé soit rallongé par exemple.
Quant à la culpabilité c'est celles qui n'en n'ont pas que je n'arrive pas à comprendre, car meme si on fait le bon choix on ne devrait pas être indifférente.
Tout mon soutien à celles et ceux qui traversent ce genre d'épreuves en tout cas.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
29. kindy
Je n'ai aucune culpabilité envers mon avortement.
J'aurais senti tellement de culpabilité envers mon enfant si j'aurais eu à quitter mon mari à cause de la pression que cet enfant nous aurait fait subir. J'aurai senti de la culpabilité envers mon premier enfant car je n'aurais jamais réussi à assumer les deux. J'aurais senti de la culpabilité envers ce nouvel enfant pour le faire grandir dans un environnement qui ne voulait pas vraiment de lui.
Et tu as tout à fait raison qu'il y a des femmes qui banalisent l'acte. Mais à quoi bon se focaliser sur elles? Sont elles une raison suffisante pour faire payer les autres?
Le fait de m'informer sur l'état de l'enfant avant mon IVG n'aurait fait que me faire paniquer, me faire attendre plus ou moins longtemps et m'aurait fait rater le premier délai de l'IVG médicamenteuse pour passer au curetage ou m'aurait fait rater le délai des 12 semaines.
J'aurai gardé mon enfant et on aurait été malheureux à quatre. A quoi bon? Je savais exactement où j'en étais et à quoi m'en tenir. Ca n'aurait servi à rien de m'expliquer qu'il y avait un coeur qui battait sauf à aggraver la détresse dans laquelle je me trouvais déjà.
Il est en effet primordial d'offrir une bonne information à propos de la contraception. L'éducation nationale publique ET privé ne fait pas son boulot, les parents ne font pas leur boulot.
J'ai lu ce post avec ma fifille 2éme sur les genoux, ma microbette d'amour issue de ma 3éme grossesse... La 1ére c'est achevée par une IVG... Une grossesse par accident avec un homme marié, maniaco dépressif et qui se disait stéril, je bossais dans des conditions à très haut risque de malformation foetal...
En dehors de la secrétaire du laboratoire qui m'annonce avec un grand sourire que je suis enceinte (sourire vite éffacé quand elle a vu ma tronche), tout le monde a été adorable. Rendez vous obtenu en 24h avec le seul Gynéco pratiquant les IVG sur Toulouse (à l'époque, je ne sais pas maintenant), il m'a avoué recevoir de nombreuses menaces de mort
. Puis passage à la clinique où j'ai subit un curetage (le gynéco m'ayant assuré que c'était bcp plus facile à vivre que la version médicamenteuse), là bas arrivé à 6h30 avec que des femmes devant subir une IVG, au moins tu ne te sent pas comme le vilain petit canard...
En prévision de la difficulté de l'acte j'avais pris rendez-vous avec un psy pour en parler.
Aujourd'hui ce n'est pas une mauvaise expérience, c'est juste un épisode de ma vie. Un épisode que mes parents ne connaissent pas, ni une de mes soeurs... Par ce que même au plus proche de soit, même avec des parents ex-68tares, y'a des choses qu'on ne peut/veut pas dire...
Alors cop's Bordel, t'es bien loin d'être une salope, tu l'es bien moins que tous les gens qui se permettent de te juger! Tu es une femme responsable, moderne et sage. Tu as la maturité d'assumer ton choix et de l'avoir réfléchi. Tu es qqu'un de bien et fois de salope
notre mère Bordel à bien de la chance de te connaitre.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
30. bouchka
Je pense que le "choix" (s'il existe) entre médicamenteuse et curetage ne peut se faire qu'en possession des informations les plus correctes. Je suis contente d'avoir choisi la médicamenteuse. Je n'ai rien senti.
Si j'avais eu à faire un curetage, j'en aurait souffert beaucoup plus psychologiquement.
Je suis contente de voir que pour d'autres femmes, l'expérience a pu être moins traumatisante. Espérons que ce genre de traitement deviendra standard et que mon histoire deviendra une aberration des temps passés.
Merci de cet article!
En espérant vous voir nombreuses/x samedi aprem.
:)
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
31. Léna
YESSS!!!
Ce sra aussi mon premier commentaire mais on ne peut pas se taire devant tant dedain et de mépris pour les femmes...
Je suis aussi une "salope" : 3 enfants et 2 IVG. le premier à 16 ans. la sexualité est quelque chose de vaguement honteux à la maison. je joue la délurée mais n'ose pas dire au garçon que je ne prends pas la pilule... Vive le planning familial et mes amies qui m'ont toutes soutenues jsuq'à l'annoce par lettre à ma mère qui a tout pris en charge avec ma tante SF en me demandant d'abord ce que je comptais faire.
La seconde fois j'ai 28 ans, 2 enfants. le second a tout juste 9 mois et le stérilet posé en avril s'est fait la malle sans que je m'en rende compte. on veut 3 enfants depuis toujours mais... c'est trop tôt dans ma tête, je ne suis pas prête encore toute tournée vers ce bébé qui vient de naitre. Mon mari est dans le même état d'esprit même s'il a la délicatesse de me laisser parler d'IVG en premier. j'appelle encore une fois ma tante à la rescousse et tout est organisé au mieux sans que j'ai besoin de voir qui que ce soit d'hostile. je mesure ma chance d'avoir cette tante "dans le milieu. Ca m'a permis de ne jamais avoir à rajouter de la souffrance à la souffrance...
une femme qui avorte est une salope ? Non c'est une femme. une femme qui peut oublier d'avaler une des 360 pilule qu'elle prendra peut-être dans sa vie, une femme qui n'ose pas aborder le sujet contraception, une femme qui se fait plaquer, une femme qui quitte un homme enceinte, une femme qui...
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
32. sopotom
Bravo pour ta tante. Ce genre devrait être la norme et non l'exception à la règle.
Je suis ravie d'entendre ton témoignage plus positif, ça me rassure quant à l'état de la question.
Une femme qui avorte restera salope tant qu'elle recevra le traitement que j'ai décrit. Ce terme, je le revendiquerai tant que je me sentirai dans le même état d'esprit que Gisèle Halimi et ses compagnons de malheur!
Merci de m'avoir lu et d'avoir pris le temps de poster ton histoire. Les femmes pourront mieux juger le sort que certains hôpitaux leurs réservent!
J'espère que toutes les femmes se battront encore et toujours pour le droit de disposer de leur corps.
Ca me révolte et me dégoûte j'ai vu un reportage ou les medecins qui se spécialisait en gynécologie ne voulait pas faire d'IVG parce que c'était contre leurs convictions religieuses!? Ecoute pauv'type ou pauv' meuf ici on est dans un pays laïc alors si tu veux travailler en accord avec ta religion quelque quelle soit va trouver un pays qui corresponde à tes attentes (catho, musulmane, juive....) et il ya une loi et si tu ne la suit pas tu es hors la loi! Du coup on devait obliger ces medecins à faire au moins une demi journee de permanence mensuel alors je te dis pas comment les femmes étaient reçues!!
Je rappelle qu'un IVG faut arrêter tu ne tue pas ton bébé c'est une graine et tu as déjà assez de peine sans avoir de connards ou de connasses pour juger! C'est l'ultime solution et je ne crois pas qu'aucune femme le fasse de gaieté de coeur!
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
33. lili la vipere
Je pense qu'il est tout à fait acceptable de refuser de faire des IVG. Même dans un pays laique. Les médecins promettent de ne faire de mal à personne et en l'occurence ils prenent parti de l'enfant. Ce n'est pas toujours un choix religieux.
Ce que je trouve anormal, c'est de forcer des médecins à effectuer des avortements jusqu'à un certain quota
sous la menace de fermer une antenne gynécologique. Surtout si on sait qu'au même moment, des cliniques
spécialisées en avortement avec un encadrement adéquat doit fermer ses portes faute de ne pas recevoir les fonds nécessaires pour bien accompagner les femmes qui doivent subir un IVG.
Le sujet est trop sensible, cela ne sert à rien de forcer les gens...
A 20 ans, j'ai moi aussi dû avorter...des jumeaux non désirés...une expérience traumatisante car je me sentais alors seule. je me souviens encore des infirmières qui parlaient de leurs vacances tandis qu'on m'emmenait (oui, car ça s'est passé sur une journée). Il m'a fallu 5 ans pour m'en remettre et pour en parler à mes parents.. la culpabilité ressentie fut difficile mais les garder l'aurait été encore plus dans la mesure où je n'étais pas heureuse et étais donc incapable de leur offrir un foyer stable.
Je soutiens à 100% ce droit que ns avons de nous écouter, de réfléchir sur nous même et sur ce que ns désirons pr nous. Ce qui est triste aujourd'hui: ts les groupes ou assos qui ns traitent de "salope" car nous avons fait le choix qui ns correspondait le plus à ce moment là de notre vie. Courage à toutes celles qui souffrent encore aujourd'hui d'une IVG!!
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
34. mabee
Merci pour tes encouragements! Le combat en a bien besoin!
5 ans pour assumer un choix, c'est dur. J'espère que maintenant tout va pour le mieux pour toi. Le passé est le passé et tu sais bien que ce choix était fait pour le mieux. Le mieux pour toi et pour ton futur.
Quel courage cops Bordel ! Je n'ai pas connu cette situation mais aujourd'hui je connais un peu les mêmes difficultés avec les violences conjugales. Des tonnes de démarches à faire et à chaque devoir expliquer. C'est usant, je me demande comment font celles qui n'ont aucun soutien de leurs proches.
Je ne pourrai pas être là samedi, mais j'espère qu'il y aura du monde.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
35. Nolwenn
Je prends tes pensées avec moi pour samedi. Nous n'en seront que plus nombreuses!
Les violences conjugales sont un sujet tellement compliqué et sous-estimé. Merci de t'en soucier et une pensée pour celles qui se font violer quotidiennement par leurs conjoints pour après se faire avorter de façon répétitives.
Je suis une victime d'abus sexuels et de viols conjugaux. Jamais personne ne m'a cru.
Espérons qu'avec des gens comme toi, qui parlent de ces sujet et qui essaient d'ouvrir les yeux et les esprits, ces combats seront bientôt gagnés!
Quel courage ! Non cop's bordel tu n'es pas une salope, si c'est ce qu'il fallait alors tu as fais le bon choix. Je suis pour l'avortement, et à la fois contre, c'est terrible de dire ça. Ben oui, j'ai failli être un bébé avorté, alors si ça avait été le cas, je ne serai pas là. Ce qui me sidère ce sont les gamines qui à 16 ans en sont à leur 2e IVG. Bon, quand t'as 16 ans, que t'es encore au lycée, et que t'es pas stable, faut pas abuser. Là, on se protège.
Après un accident, ça peut toujours arriver. Quand on est pas capable d'assumer on le fait pas, c'est tout à fait normal, et l'IVG est un droit que nous avons toutes, et je soutiens toutes celles qui ont dut le faire, parce que c'était pas possible autrement. Mais non cop's bordel, tu n'es pas une salope, tu es simplement une maman et une femme avant tout qui avait besoin de reconstruire sa famille et sa vie. Moi, je te dis chapeau bas !
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
Une histoire contemporaine, très touchante....Comme dit plus haut, c'est lamentable cette inhumanité qu'ont parfois certains personnels qui devraient l'être 10000 fois plus que n'importe qui...
Un petit rire nerveux aussi pour la fille de la mutuelle. 6 mois que je bataille avec la mienne (celle du boulot, donc impossibilité de la résilier), et des "connasses" de ce genre, j'en ai à chaque fois au téléphone...Incroyable.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
Beurk, c'est une honte le comportement de certains...
La faute à tout un tas de nanas qui elles pensent que l'IVG est un moyen de contraception et les enchainent...pas une excuse hein juste une constatation...
En tout cas la Cops Bordel a bien fait, même si c'est une décision difficile.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
Merci.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
Merci à toi de m'avoir lu. A nous de passer le message!!
Salut
Je partage complètement votre combat pour l'IVG. Ma soeur a du en subir une. Trés seule, trés jeune, déboussolée face au monde médical. J'étais si désolée de ne pas pouvoir être prés d'elle durant ces longues semaine de délai obligatoire! Le hospitalier personnel a été désagréable et méprisant. C'est l'habitude dans ce genre de situation apparament. Le pire c'est que le lendemain ils lui ont annoncé qu'elle avait une hépatite C. Re-angoisse terrible.
Et 15 jours aprés cela c'est avéré être une erreur.
Il faut savoir aussi que les gynécos ont le droit de refuser de pratiquer l'IVG, pour conviction personnelle. Ce manque de personnel participe a l'attente si longue. Et quand même remercier ceux qui la pratiquent, par choix et conviction aussi, même si ils font la gueule.
Bref il faut changer l'image de l'IVG et rapeller vraiment que c'est une liberté. Complémentaire de la contraception.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
Ce qu'il est difficile d'être une femme.
J'ai vraiment beaucoup trop à dire pour un com.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
On se voit samedi pour en parler? :)
L'avortement est un droit.
L'avortement est un traumatisme.
Je pense que ces deux seules prémisses permettent déjà de parvenir à la simple conclusion que personne ici bas ne peut se permettre de juger la personne qui doit vivre cette expérience, ou pire encore, de lui faire peser son avis. Alors quand en plus ces personnes font partie de la chaîne indispensable du parcours l'avortement (personnel médical, assurance, etc), un minimum de bon sens devrait leur permettre de comprendre qu'il faut qu'elles fassent leur métier sans mettre encore des bâtons dans les roues!!!!!
Cela me révolte, et malheureusement ce n'est pas du tout la première fois que j'entends ce type d'histoire. On a tous les jours affaire à des cons, mais dans ce genre de situation (dont je ne peux même pas me rendre compte de la difficulté puisque j'ai eu la chance de ne pas avoir à la vivre), les qualificatifs me manquent.
Comment peut-on à ce point être dénué d'empathie, ou même de sens logique? C'est vraiment accablant. J'espère que ces femmes ont accès à un soutien psychologique car c'est carrément une agression que de vivre un avortement dans de pareilles conditions.
La preuve: elles peuvent même en venir à penser qu'elles sont des salopes. C'est vraiment le monde à l'envers!!!!!
J'ai vraiment envie d'exprimer mon indignation dans la rue.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
Je n'ai plus rien à rajouter, tu as tout à fait compris pourquoi j'ai raconté mon histoire. Merci et passe le message haut et fort!!!
j'aurai beau crier tres fort, pas sure que de Lyon tu entendes grand chose!!! :D Mais je peux essayer, mes voisins ne m'aime pas trop je crois, de toute facon!
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
C'est la première fois que je commente sur ce blog que je lis pourtant assidûment. Mais il est vrai que ce sujet me touche particulièrement.
A 19 ans, au début de mes études, je suis tombée enceinte. Et oui, accident de capote sans pilule ça ne pardonne pas. Heureusement, j'ai été énormément soutenu par mon copain, avec qui je suis toujours 5 ans après.
Nous décidons ensemble d'avorter car tous les deux étudiants et pas capables financièrement, mais aussi au niveau de la maturité, d'élever un enfant.
Le parcours est difficile. En effet, avant cet épisode, jamais je n'aurai pensé avorter un jour. Je pleure pendant des jours car même si je suis sûre de mon choix, ce n'est pas un choix facile.
Ce qui m'a le plus choqué ? Devoir attendre dans la même salle d'attente que des femmes enceintes. Très difficile d'avoir cette image sous les yeux.
Ce qui m'a le plus touché ? Le commentaire de cette femme qui me faisait l'échographie. Alors que je fonds en larme, elle me dit (grosso modo, je ne me rappelle pas les mots exacts): vous savez vous n'avez pas à avoir honte, c'est votre choix, ne laissez personne vous dire le contraire. A ce moment-là j'ai vraiment su que je faisais le bon choix.
5 ans après, je repense bien évidemment toujours à cet épisode avec une pointe de regret et surtout de tristesse, mais en même temps je suis en quelque sorte fière de moi car c'est ce qui fait que je suis ce que je suis (les épreuves nous construisent). En plus, mon couple n'aurait peut-être pas survécu à un enfant et j'ai fini mes études.
D'ailleurs un bébé est en projet d'ici 3 ans environ.
Désolée d'avoir été un peu longue. Je terminerai juste en disant que, même si j'assume mon choix, il y a toujours quelque part cette culpabilité et cette honte.
Pour preuve même ma meilleure amie à qui je dis tout n'est pas au courant.
J'aimerai tellement que toutes celles qui subissent des IVG ne ressentent plus cette honte et cette culpabilité
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
COPS BORDEL : je l'ai prise dans mes bras à de nombreuses reprises, et je ferai de même à chacune de mes amies qui fera ce choix. Il n'est pas anodin, comme on peut nous le faire croire, et personne n'en ressort indemne je crois.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
Good ;-)
COPS BORDEL
je réponds à ta réponse :)
J'ai fait cette parenthèse en commentaire car c'est quelque chose qui me dépasse et qui décrédibilise les femmes qui ont réellement besoin de l'IVG je trouve, d'où mes interrogations.
Tu n'as bien sûr pas à te justifier de ton choix, parfois je pense qu'on choisit la moins pire des solutions même si cette solution n'est pas parfaite.
Et bien entendu je le répète je suis pour le droit à l'IVG !
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
Je comprends bien mais je pense, qu'il ne faut plus blâmer ces femmes mais les prendre en main et les responsabiliser!
Cops Bordel, il n'y a pas de manif planifiée chez moi... snifffff !!! La Corse a pas l'air préoccupée par ce droit fondamental on dirait... re-snifffff !!!
Putain j'y penserai bien fort demain ! j'y serai pas physiquement, mais moralement, j'y serai à fond !!!!
Et, même si je n'ai jamais eu à subir une IVG, je me revendique comme une Salope, parce que cela aurait très bien pu arriver...
Je te l'ai pas dit plus haut, mais merci de ton témoignage...
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
J'entends bien tes arguments Cops Bordel et effectivement c'est un sujet sensible! La seule précision c'est que ces medecins travaillaient dans un hôpital public et que dans cet hôpital précisement une majorité des gyneco ne voulaient pas pratiquer d'IVG donc niveau délai c'était l'enfer!
Je comprends les convictions quelle soit religieuse ou pas mais pas le dysfonctionnement que ça engendre!
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!
Oui, tu as tout à fait raison, merci!
Pfiooouuuu... Dur dur.... J'en ai chialé devant mon ordi au bureau hier...
J'ai du subir deux curetages (ou révision utérine comme on dit pour ne pas choquer... no comment) dans ma vie, pas pour une IVG non, pour une grossesse arrêtée et les deux fois pour la même. J'ai eu la chance d'être formidablement accompagnée par un gynéco très humain, à l'écoute. Et Dieu sait que j'en avais besoin. J'étais du "bon côté"... Mais je pense qu'une femme qui subit un IVG en a tout autant besoin parce que je pense que dans l'immense majorité des cas, c'est un choix difficile, douloureux et qu'on porte avec soi pour toujours. Faire venir un enfant au monde quand on sait qu'il sera dans une situation précaire, dans un environnement violent, avec des parents pas prêts, c'est tout aussi irresponsable à mon sens que d'envisager l'IVG comme une contraception "facile".
Une des mes meilleures amies s'est retrouvée enceinte alors qu'elle pensait ne pas pouvoir, avec un ami qui devenait violent. Malheureusement elle s'en est rendue compte trop tard, délai dépassé, on ne peut plus rien faire. Aujourd'hui elle a un très beau petit garçon qu'elle aime plus que tout mais elle est toujours avec son compagnon violent et n'arrive pas à se dépétrer de la situation. Je suis angoissée (et j'ose à peine imaginer sa propre angoisse) tout les jours et j'ai peur du jour où cet homme risque de faire du mal à ce petit bout. Je l'aide du mieux que je peux. Et je pense sincèrement que si elle avait su dans les temps elle aurait avorté même si ses convictions sont à l'encontre de ce geste.
Tout ça pour dire, que la vie n'est pas blanche ou noire et que PERSONNE n'a le droit de juger la décision d'une femme d'avorter. Que ces femmes devraient être soutenues et accompagnées tout autant qu'une femme qui perd le bébé qu'elle désirait parce que simplement ça touche à ce que nous avons de plus intime et de plus précieux et que c'est un moment d'intense vulnérabilité.
Alors Cops Bordel, vous avez toute ma sympathie et je vous souhaite d'être très heureuse.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!
Ne pas juger... quel rêve. Si un jour cela pouvait être réalité!
J'ai dû aller à l'hôpital en janvier 2010 pour un curetage. J'avais perdu mon bébé et il ne voulait pas sortir tout seul. Donc opération, identique à celle de l'IVG. Et protocole identique aussi. TOUT le personnel rencontré, des médecins aux infirmières et auxiliaires m'ont posé la question : "vous venez pour une IVG ?"
J'ai fini par péter un plomb et faire une réclamation au directeur de l'hôpital (et à mon gynéco)
1. pourquoi cette question ? l'opération est la même, donc la question n'a pas lieu d'être, elle ne donne pas de renseignement sur la nature du traitement
2. comment supporter le jugement derrière la question ? moi, j'étais une maman à consoler, et si j'avais été là pour une IVG, il aurait fallu me traiter comme une salope ?
3. le protocole est ignoble, autant pour une maman en souffrance que pour une femme qui a pris une aussi difficile décision : rdv en pagaille avec attente DANS LE MEME couloir que celui de la maternité, avec tous ces petits bouts dans les bras de leur maman
4. et encore, j'ai eu de la chance, MOI, j'ai évité le rdv avec un psy (pour faire des enfants, on peut être taré, pas de pb, mais pour NE PAS les faire, il faut consulter)
J'ai dit à mon gynéco que pour moi, ça avait été horrible à supporter, mais encore, j'étais du bon côté du jugement... et comment une femme qui serait venue là pour une IVG aurait-elle pu supporter tout ça ? les médecins et le personnel hospitalier ne sont pas censés être des juges moraux, ils sont là pour aider médicalement quelqu'un dont le choix mérite d'être respecté.
Pfff, j'étais furax. Je le suis encore.
C'EST COPS BORDEL QUI TE REPOND !!!