Ce n'est pas le Roi Lion qui me contredira.

Ces jours-ci, je me demande comment on fait pour traverser un deuil sans enfant dans les parages.

On va pas se mentir : Globalement, les mômes ne nous facilitent pas la vie.

Doux euphémisme.

Sauf face à la mort, ironiquement.

Une sucette bien chimique offerte par la fleuriste qui vient comme une pause salvatrice en pleine réflexion autour du catalogue "dessus de cercueil".

Un saut de joie à la vue des nouveaux collants achetés pour la cérémonie.

Le câlin le plus chaud du monde quand on flanche en dedans et que les larmes montent.

Et ces mots d'amour fou pour celle qui nous a quittés.

Et ces rires partagés en se souvenant d'elle.

C'est là qu'on comprend une fois de plus pourquoi c'est bon d'être devenue mère, bordel :

Pour survivre à la perte de la sienne.

L'histoire de la vie, le cycle éternel, toussa.

Ce n'est définitivement pas le Roi Lion qui me contredira.

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